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Boulatov dit "rêver de retourner en Ukraine"

10/02/2014 11:02 EST | Actualisé 12/04/2014 05:12 EDT

L'opposant ukrainien Dmytro Boulatov, soigné dans un hôpital de Vilnius pour sévices subis dans son pays, a déclaré lundi qu'il "rêvait" de retourner à la maison mais qu'il n'avait pas encore décidé de quitter la Lituanie.

"Je rêve de retourner en Ukraine à la prochaine occasion, mais tout dépend de la situation là-bas", a-t-il dit à l'AFP.

Le cas de Dmytro Boulatov, enlevé selon son récit le 22 janvier et relâché dans une forêt le 30, est devenu emblématique de la répression contre les opposants du régime ukrainien.

Le ministère allemand des Affaires étrangères a fait savoir lundi que l'opposant ukrainien âgé de 35 ans disposait d'un visa Schengen lui permettant, s'il le souhaitait, de venir en Allemagne où réside sa famille.

"Ma grand-mère m'a appelé ce matin d'Allemagne, en pleurant au téléphone. Je lui ai dit que je viendrai la voir aussi vite que possible, car je suis en Europe", a dit M. Boulatov.

Dans un commentaire transmis à la presse par une porte-parole de l'hôpital de Vilnius, M. Boulatov a précisé qu'il se donnait "un mois pour examiner toutes les options" concernant son avenir, et qu'il n'avait encore "pris aucune décision".

L'opposant ukrainien a été reçu lundi par la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite qui a rappelé à cette occasion que l'Union européenne était "prête à apporter toute assistance possible, tant au gouvernement ukrainien qu'à l'opposition, pour trouver une entente et résoudre la situation (de crise) actuelle".

L'affaire Boulatov intervient après d'autres passages à tabac et enlèvements d'opposants, dont un mortel, survenus au cours du mouvement de contestation sans précédent qui secoue l'Ukraine depuis plus de deux mois.

Dmytro Boulatov est l'un des leaders d'Automaïdan, mouvement de manifestants en voiture, qui avait organisé plusieurs actions spectaculaires devant la résidence du chef de l'Etat près de Kiev.

Il a été autorisé à se rendre à l'étranger pour recevoir des soins médicaux à la suite des pressions des Occidentaux, choqués par les images du militant ensanglanté, qui ont fait le tour du monde.

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