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Benoît XVI "ne vit pas isolé", affirme son ancien porte-parole

10/02/2014 06:48 EST | Actualisé 12/04/2014 05:12 EDT

Un an après l'annonce de sa renonciation, le pape émérite Benoît XVI "ne vit pas isolé" au Vatican et donne "une impression de grande sérénité spirituelle", affirme son ancien porte-parole devenu celui de son successeur jésuite, Federico Lombardi.

Joseph Ratzinger "vit d'une manière discrète, sans dimension publique, mais cela ne veut pas dire qu'il vive isolé", assure à Radio Vatican le jésuite qui a été le fidèle porte-parole du pape allemand au milieu des tempêtes et polémiques des huit ans de pontificat.

Sa vie quotidienne dans l'ancien monastère aménagé pour lui sur la colline du Vatican est faite "de prière, de réflexion, de lecture, d'écriture au sens où il répond à la correspondance qu'il reçoit, de discussions, de rencontres avec des personnes qui lui sont proches, qu'il rencontre volontiers, avec qui il juge utile d'avoir un dialogue, qui lui demandent des conseils ou une proximité spirituelle", a expliqué le père Lombardi.

"Une vie normale de rapports, dont celui avec son successeur, le pape François, dont des moments de rencontre personnelle. (...) Et puis il y a les autres formes de contacts, le téléphone et les messages qui peuvent être envoyés", a-t-il noté, en soulignant qu'il n'est pas dans une situation de clôture comme le serait un moine.

Le porte-parole affirme que, pour lui-même "et pour l'Eglise, Benoît XVI est le grand ancien, le sage, disons même saint (...) Il donne vraiment une impression de grande sérénité spirituelle. Il a conservé son sourire qui nous était habituel quand nous le rencontrions dans les beaux moments, et qui nous invite à aller de l'avant, avec confiance et espérance".

Avec la cohabitation inédite d'un pape en exercice et d'un pape émérite, certains avaient parié sur de sourdes tensions et un poids supplémentaire infligé dans l'exercice de sa charge au pape François, mais les deux hommes semblent avoir trouvé un bon modus vivendi. Benoît XVI avait promis qu'il ne s'immiscerait pas dans les affaires de son successeur élu le 13 mars dernier.

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