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Netanyahu: l'allègement des sanctions pousse l'Iran à "redoubler d'agressivité"

09/02/2014 07:50 EST | Actualisé 11/04/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé dimanche que l'assouplissement des sanctions contre l'Iran avait été contre-productif et poussé Téhéran à redoubler d'"agressivité sur la scène internationale".

"L'assouplissement des sanctions internationales contre l'Iran n'a pas poussé l'Iran à modérer son agressivité sur la scène internationale, c'est le contraire qui s'est produit", a déclaré M. Netanyahu lors de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres.

Le Premier ministre israélien, qui a fait de la lutte contre le programme nucléaire iranien sa priorité, a énuméré les exemples récents de cette "agressivité".

"Le ministre iranien des Affaires étrangères a récemment rencontré le chef du Jihad islamique" palestinien, a-t-il déclaré, en faisant allusion à la réception la semaine dernière à Téhéran de Ramadan Challah par le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif.

L'Iran est le grand allié du mouvement chiite libanais Hezbollah et soutient le mouvement radical palestinien Jihad islamique et le Hamas, trois organisations considérées comme "terroristes" par Israël.

Parallèlement, "l'Iran continue de fournir des armes meurtrières aux organisations terroristes, l'Iran continue à massacrer en Syrie et la dernière chose maintenant: l'attaque en règle des dirigeants iraniens contre les Etats-Unis par le biais de l'envoi de navires de guerre dans l'océan Atlantique", a poursuivi M. Netanyahu, cité dans un communiqué de ses services.

Il faisait allusion à l'annonce samedi par l'agence iranienne Fars du déploiement de navires de guerre iraniens dans l'océan Atlantique "pour se rapprocher des frontières maritimes américaines", selon Afshin Rezaïe, commandant de la 4e zone navale de la Marine iranienne.

Les négociations avec le groupe 5+1 (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne) ont abouti fin novembre à Genève à un accord intérimaire en vertu duquel Téhéran a suspendu l'enrichissement d'uranium à 20% et a gelé à son niveau actuel ses autres activités nucléaires, en échange d'une levée partielle des sanctions occidentales. Les discussions sur un accord global doivent commencer le 18 février à Vienne.

Parallèlement, l'Iran mène des pourparlers avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

L'Iran, malgré ses dénégations, est accusé par Israël et plusieurs pays occidentaux de vouloir acquérir une capacité nucléaire militaire sous couvert de son programme civil.

Israël a affirmé à maintes reprises qu'il n'écartait pas une opération militaire afin d'empêcher Téhéran de se doter d'une telle arme.

dms/cco

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