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Centrafrique : 11 morts, dont un parlementaire

09/02/2014 09:10 EST | Actualisé 11/04/2014 05:12 EDT

Les violences interreligieuses ont fait plus d'une dizaine de morts dans la capitale de la République centrafricaine pendant la fin de semaine, qui a été marquée par des lynchages et pillages à grande échelle.

Parmi les victimes se trouve Jean-Emmanuel Ndjaroua, membre du Parlement provisoire centrafricain, qui a été assassiné dimanche après-midi, rapporte la Ligue centrafricaine des droits de l'homme.

M. Ndjaroua s'était présenté samedi devant le Conseil national de transition et avait fait une intervention remarquée, dénonçant les violences commises envers les ressortissants « cosmopolites », en référence aux musulmans.

Une autre personne a trouvé la mort dans une opération de lynchage, la troisième à avoir lieu en plein jour cette semaine.

Selon les Nations unies, les violences entre chrétiens et musulmans auraient fait plus de 2000 morts depuis le début du conflit. Les 5000 militaires de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et les 1600 soldats français de l'opération Sangaris ne semblent pas en mesure de rétablir la situation.

Les communautés chrétiennes et musulmanes de Centrafrique ont longtemps vécu en paix. En mars dernier, les combattants de la coalition rebelle Séléka, composée principalement de musulmans, ont pris le pouvoir, instaurant un régime de terreur pendant 10 mois, auquel les chrétiens ont répondu en créant leurs propres milices. Incapable de faire cesser les affrontements, le chef de la coalition rebelle, Michel Djotodia, a été contraint de démissionner et de s'exiler le 10 janvier dernier.

La nouvelle présidente du pays, Catherine Samaba Panza, s'est rendue en République du Congo dimanche pour discuter des solutions à envisager pour rétablir la paix.

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