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Syrie: régime et opposition s'accusent d'avoir violé la trêve humanitaire à Homs

08/02/2014 06:54 EST | Actualisé 10/04/2014 05:12 EDT

Le régime et les rebelles en Syrie se sont mutuellement accusés samedi d'avoir violé la trêve humanitaire conclue à Homs (centre) pour permettre une évacuation des civils et l'entrée d'une aide d'urgence dans des quartiers rebelles assiégés depuis plus de 600 jours.

Le gouverneur de la province, Talal al-Barazi, a pour sa part appelé l'armée à la "retenue" afin d'assurer l'évacuation des civils des zones assiégées.

Cinq explosions ont retenti à 08H30 (06H30 GMT) dans les secteurs assiégés de de Homs, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de sources médicales et militaires.

"Les groupes terroristes armés ont rompu la trêve ce matin dans la Vieille ville de Homs avec des tirs d'obus de mortier sur le siège de la police", a affirmé M. Barazi, cité par l'agence de presse officielle Sana.

"Il a été communiqué aux commandants militaires de faire preuve d'une retenue maximale pour permettre l'évacuation de civils retenus par les groupes armés dans ma Vieille ville de Homs", a-t-il ajouté.

Des militants ont pour leur part accusé dans un communiqué le régime de violer la trêve.

"Les secteurs assiégés ont été bombardés au mortier depuis samedi matin", selon le texte. "Le bombardement vise également la route que doit emprunter le convoi humanitaire", ont ajouté les militants, assurant que les tirs provenaient des secteurs pro-régime à majorité alaouite à la lisière des quartiers assiégés.

Homs est divisé sur des bases confessionnelles, la majorité des sunnites soutenant les rebelles et les alaouites, issus de la même communauté religieuse que le président Bachar al-Assad, appuyant le régime.

L'évacuation de Homs et la distribution de nourriture et de matériel médical font partie de l'accord conclu entre l'ONU, le gouvernement syrien et les rebelles après des mois de négociations.

Une source gouvernementale a affirmé samedi à l'AFP que tout était prêt pour la distribution d'une aide d'urgence (nourriture, médicaments, couvertures...) à 2.500 personnes dans les quartiers assiégés depuis juin 2012.

Vendredi, 83 femmes, enfants et personnes âgées ont été évacués de la vieille ville, et ces évacuations devaient se poursuivre, selon l'ONU.

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