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Les discussions "constructives" avec l'AIEA prolongées à dimanche (Iran)

08/02/2014 02:11 EST | Actualisé 10/04/2014 05:12 EDT

L'Iran a annoncé qu'il poursuivrait dimanche ses discussions avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour tenter de résoudre la question d'un éventuel volet militaire de son programme nucléaire, après des négociations "constructives" samedi.

"Les négociations entre l'Iran et l'AIEA ont été bonnes, constructives et sont en progrès", a indiqué le porte-parole de l'Agence iranienne de l'énergie atomique, Behrouz Kamalvandi, cité par l'agence Irba.

Les discussions se poursuivront dimanche, a ajouté M. Kamalvandi, sans donner d'autre détail. Elles avaient repris samedi à Téhéran, avec au programme la question sensible d'un éventuel ancien volet militaire du programme nucléaire iranien, ainsi que des mesures concrètes pour améliorer la transparence.

La rencontre, qui devait initialement durer une journée, intervient dans le cadre d'une feuille de route établie en novembre entre l'AIEA et l'Iran, qui prévoyait six étapes à accomplir par Téhéran d'ici le 11 février, dont la visite d'experts de l'agence à l'usine de production d'eau lourde d'Arak.

Les discussions doivent désormais aborder des questions "plus difficiles", a prévenu le directeur de l'AIEA, Yukiya Amano, sans qu'il ait été précisé si les six conditions requises avaient toutes été remplies.

L'équipe de cinq personnes de l'AIEA, menée par l'inspecteur en chef Tero Varjoranta a eu samedi des discussions avec des responsables nucléaires iraniens, emmenés par l'ambassadeur auprès de l'AIEA, Reza Najafi.

Les activités nucléaires iraniennes ont été au coeur des inquiétudes internationales ces dix dernières années, des pays occidentaux et Israël craignant qu'elles ne cachent un volet militaire, en dépit des innombrables démentis de Téhéran.

L'AIEA tente désormais de déterminer si l'Iran a ou non cherché à se doter de la bombe atomique avant 2003, voire ensuite.

En parallèle aux discussions avec l'AIEA, les négociations avec le groupe 5+1 (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne) ont abouti fin novembre à l'accord de Genève, en vertu duquel Téhéran a suspendu l'enrichissement d'uranium à 20% et a gelé à son niveau actuel ses autres activités nucléaire, en échange d'une levée partielle des sanctions occidentales.

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