NOUVELLES

JO-2014 - Objet du jour: les bâtons profilés en ski alpin

08/02/2014 07:21 EST | Actualisé 10/04/2014 05:12 EDT

A l'ère digitale, le doute n'est plus possible: les skieurs alpins ont bien des bâtons tordus et non pas déformés à l'image par un poste de télévision déréglé comme on pouvait le penser dans les années 1970.

C'est à cette époque que les équipementiers ont commencé à courber les bâtons, outil indispensable à la poussée et à l'équilibre des skieurs, dans l'idée de faciliter la position de recherche de vitesse.

Car il n'est pas très confortable d'avoir deux tiges collées le long des côtes quand on est dans la position de l'oeuf. Aux Jeux de Grenoble en 1968, le Français Jean-Claude Killy remporte trois médailles d'or avec des bâtons aussi droits que ses skis, huit ans plus tard à Innsbruck, l'Autrichien Franz Klammer est sacré en descente, avec des bâtons bien tordus.

"Au début, c'était une forme standard pour tout le monde, mais aujourd'hui, ils sont personnalisés. Chaque skieur a une position légèrement différente et ce qui va pour un coureur qui mesure 1,60 m ne conviendra pas à Aksel Lund Svindal, qui fait 1,95 m", souligne Angelo Maina, directeur course du groupe Rossignol.

Les courber pour épouser la forme du torse du skieur n'est pas un travail facile. Il faut les chauffer, sachant qu'un matériau comme l'aluminium se prête mieux à l'exercice que le carbone.

Les bâtons ne sont en fait profilés que pour les épreuves de descente et de super-G. En géant, ils ont une légère cassure mais standard, tandis que les slalomeurs restent fidèles aux bâtons tout droit.

Comme les gants, il y a un droit et un gauche car la poignée est adaptée à la forme de la main. Les coureurs en emportent une quinzaine avec eux, car dans la panoplie du skieur de compétition, les bâtons sont ce qui se casse le plus facilement.

stp/asc/mam

PLUS:hp