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Accord nucléaire: le guide suprême iranien renouvelle sa confiance à Rohani

08/02/2014 08:13 EST | Actualisé 10/04/2014 05:12 EDT

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a renouvelé samedi sa confiance au président Hassan Rohani, demandant "de la tolérance" aux responsables politiques qui critiquent les négociations avec les grandes puissances sur un accord nucléaire.

Ces déclarations interviennent alors que le gouvernement et le président font face à des critiques de plus en plus ouvertes des députés conservateurs et de membres de l'aile dure du régime. Ceux-ci sont mécontents des concessions faites par l'Iran qui a accepté de geler une partie de ses activités nucléaires en échange d'une levée partielle des sanctions internationales.

L'accord intérimaire est entré en application le 20 janvier pour six mois, le temps pour Téhéran et le groupe du 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) de débuter le discussions sur un accord global. Les premières négociations auront lieu le 18 février à Vienne.

"Les critiques doivent avoir de la tolérance envers le gouvernement", a déclaré l'ayatollah Ali Khamenei, cité par son site internet (www.leader.ir) lors d'un discours devant des hauts-gradés de l'armée de l'air. Il n'a pas précisé la teneur des critiques auxquelles il se référait.

"Le gouvernement n'est au pouvoir que depuis quelques mois" et "on doit (lui) donner plus de temps pour qu'il avance avec ardeur dans ses plans", a ajouté le guide suprême, qui a la haute main sur les dossiers stratégiques de l'Iran, notamment le nucléaire.

Depuis l'accord conclu le 24 novembre à Genève, les conservateurs s'en prennent régulièrement au gouvernement et au chef de la diplomatie, Mohammad Javad Zarif, directement impliqué dans les discussions. Ils estiment que l'accord est trop favorable aux grandes puissances et met en danger la poursuite du programme nucléaire iranien, soupçonné par les Occidentaux et Israël de cacher un volet militaire, ce que Téhéran dément farouchement.

Pour le président Rohani, cet accord intérimaire ouvre la voie à une levée totale des sanctions occidentales qui étranglent l'économie iranienne.

Il bénéficie du soutien de l'ayatollah Khamenei, qui a salué l'accord de Genève tout en restant sceptique sur les intentions des Etats-Unis, ennemi historique de la République islamique.

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