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Mairie de Laval : Jean-Claude Gobé a dépensé le plus

07/02/2014 01:34 EST | Actualisé 08/04/2014 05:12 EDT

C'est Jean-Claude Gobé et son parti Action Laval qui ont dépensé le plus lors de la dernière campagne électorale municipale.

Un texte de Vincent Champagne Twitter Courriel

Selon les rapports de dépenses des partis remis au début du mois, Action Laval a dépensé plus de 207 700 $ pour se faire élire.

Jean-Claude Gobé a toutefois perdu ses élections. Il est arrivé deuxième dans la course, avec 24 % des voix. Le parti a fait élire deux conseillers, Aglaia Revelakis et Paolo Galati, devenant du coup l'opposition officielle. Laval n'en avait pas eu depuis des décennies.

Le Mouvement lavallois suit de près, avec des dépenses de 196 500 $.

Le parti, dont le chef Marc Demers a été élu maire, a remporté la majorité des sièges au conseil, avec 17 élus.

Pendant la campagne électorale, M. Demers avait pourtant affirmé que son budget de campagne n'excéderait pas 170 000 $. Comment expliquer l'écart de 26 000 $ ?

« Ces chiffres étaient des estimations à plus ou moins 10 ou 12 % », affirme le fondateur du parti, David de Cotis, aujourd'hui vice-président du comité exécutif. « Pendant la campagne, il y a toujours des choses que l'on peut faire mieux. C'était une estimation, mais ça a coûté un peu plus. »

Des dépenses qui ne seront pas remboursées

Les trois autres partis politiques qui se faisaient la lutte ont obtenu moins de 15 % des voix le soir du scrutin. Leurs dépenses électorales ne seront donc pas remboursées, à hauteur de 70 %, comme le prévoit la loi lorsqu'un parti n'obtient pas 15 % des voix.

Le Parti au service du citoyen, que menait Robert Bordeleau dans sa troisième tentative pour conquérir la mairie, a dépensé tout près de 102 000 $. 

Les dépenses de Claire Lebel et de son parti Option Laval s'élèvent à 38 300 $. La candidate défaite a admis récemment que ces dépenses avaient été payées en grande partie par une marge de crédit qu'il faut maintenant rembourser. Elle a entamé les démarches pour dissoudre son parti.

Le candidat Guy Landry n'obtiendra pas non plus de remboursement, lui qui a dépensé plus de 35 000 $ pour la campagne électorale du Nouveau parti des Lavallois. Après la démission en bloc d'une douzaine de candidats, il ne restait plus que quatre personnes sous cette bannière à la ligne d'arrivée, incluant le chef. 

Les dépenses des indépendants

Le candidat Jacques Foucher, qui a recueilli 3,18 % des voix, dévoile des dépenses de l'ordre de 4200 $. L'essentiel de ce budget (3200 $) est passé en publicité.

Marc-Aurèle Racicot, à qui 1,25 % des électeurs ont fait confiance, déclare des dépenses de 295 $, entièrement payées de sa poche. 

Quant à Hélène Goupil Nantel, une candidate qui a recueilli 2 % des voix, sa campagne lui a coûté 120 $.

Nous n'avons pas obtenu de rapport de dépenses de la part du candidat Régent Millette (0,53 % des voix).

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