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Le pouvoir syrien va participer au 2e round des négociations de paix

07/02/2014 04:32 EST | Actualisé 08/04/2014 05:12 EDT

Les autorités syriennes ont confirmé vendredi leur participation au deuxième round des négociations de paix avec l'opposition à Genève, prévu le 10 février.

"Il a été décidé que la délégation de la République syrienne participera au 2e round des négociations à Genève", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Fayçal Moqdad cité par l'agence Sana.

M. Moqdad était l'un des membres de la délégation du régime au 1er round des discussions fin janvier à Genève, destinées à tenter de mettre fin à la guerre qui ravage le pays mais qui n'avaient abouti à aucun résultat.

"La délégation syrienne veut poursuivre les efforts qu'elle avait déployés lors du premier round à Genève et insiste pour que les discussions portent sur la totalité des clauses contenues dans le communiqué de Genève I et (commencent) par (la première) clause", a-t-il dit.

Les discussions à Genève entre représentants du régime de Bachar al-Assad et de l'opposition, ont lieu sous l'égide du médiateur de l'ONU Lakhdar Brahimi.

Le régime à Damas, qui assimile les rebelles à des "terroristes", insiste que la priorité des discussions à Genève est la question du "terrorisme", alors que pour l'opposition, le dossier central est la transition dans le pays excluant M. Assad.

Le communiqué de Genève I adopté en 2012 par les grandes puissances prévoit l'arrêt de "la violence sous toutes ses formes" et la formation d'une autorité gouvernementale de transition, sans mentionner le sort de M. Assad.

Durant ce premier face-à-face depuis le début de la guerre il y a près de trois ans, les deux parties ont campé sur leur position. La question du sort de M. Assad, ligne rouge pour le pouvoir comme pour l'opposition, avait paralysé les discussions.

Selon M. Moqdad, "un retour de la sécurité et la stabilité en Syrie nécessite que l'on discute de l'arrêt du terrorisme et de la violence, comme indiqué dans le communiqué de Genève I".

Il s'agit, a ajouté M. Moqdad, de "préserver la vie des citoyens syriens et d'arrêter leur (meurtre) par les groupes terroristes armés et les pays qui les soutiennent".

L'annonce par le régime de sa participation à Genève est intervenu alors qu'un accord humanitaire sur Homs, troisième ville de Syrie, a été conclu jeudi avec l'ONU.

Cet accord, qui doit entrer en vigueur vendredi, prévoit la sortie de centaines de civils des quartiers rebelles de Homs assiégés depuis plus de 600 jours par l'armée, ainsi que l'acheminement d'une aide humanitaire vitale pour les habitants.

L'ONU a confirmé cet accord, qui serait le premier geste humanitaire du régime depuis la fin du premier round de négociations à Genève, où le volet humanitaire a été un des principaux dossiers de discussions.

La guerre en Syrie, où une révolte pacifique déclenchée le 15 mars 2011 s'est transformée en conflit armé face à la répression du régime, a fait plus de 136.000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.

rm/tp

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