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JO-2014 - Selon Bach, les leaders n'ont pas à politiser les JO "sur le dos des sportifs"

07/02/2014 06:52 EST | Actualisé 09/04/2014 05:12 EDT

Le président du CIO Thomas Bach a reproché vendredi implicitement aux dirigeants de certains pays de se servir des jeux Olympiques de Sotchi "pour faire des déclarations politiques sur le dos des sportifs".

Si plus de 40 dignitaires du monde entier devaient assister en soirée à la cérémonie d'ouverture, plusieurs chefs d'Etat occidentaux, à commencer par le président américain Barack Obama, ont fait savoir qu'ils ne se rendraient pas en Russie durant la quinzaine olympique.

"Vous ne pouvez pas essayer de faire des déclarations politiques sur le dos des sportifs à travers le fait d'aller aux Jeux ou non", a souligné Thomas Bach lors d'une conférence de presse à quelques heures de la cérémonie.

"Chaque dirigeant politique peut décider par lui-même comment il veut soutenir les sportifs de son pays. Nous n'avons pas d'opinion là-dessus", a ajouté l'avocat d'affaires allemand.

Le patron du CIO s'est dit "absolument sûr" que le président Vladimir Poutine, qui a fait de ses Jeux une priorité nationale, respecterait les règles olympiques lors de la cérémonie d'ouverture.

"La charte olympique est très clair: il ne peut dire qu'une phrase. Et il le fera comme tous les autres l'ont fait, à l'exception d'un seul, qui a violé à l'époque la charte olympique. C'était à Salt Lake City en 2002 (NDLR: il s'agissait du président américain de l'époque George W. Bush)", a fait valoir Thomas Bach.

"Tous les autres Chefs d'Etat ont respecté la charte olympique et je suis absolument sûr que la charte olympique sera respectée ce soir", a insisté le champion olympique de fleuret par équipes des Jeux de 1976.

Parmi les dignitaires attendus à la cérémonie, figurent le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, qui se tiendra entre Thomas Bach et Vladimir Poutine, le président chinois Xi Jinping, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et le chef de l'Etat ukrainien Viktor Ianoukovitch, qui a fait le déplacement en dépit d'une grave crise politique dans son pays.

stp/el

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