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Décès d'Alain Magloire: le coroner ordonne une enquête publique

07/02/2014 10:16 EST | Actualisé 09/04/2014 05:12 EDT
Radio-Canada

Le coroner en chef du Québec, Me Denis Marsolais, ordonne la tenue d'une enquête publique à la suite du décès d'Alain Magloire, survenu le 3 février dernier à Montréal.

L'enquête publique a été confiée à la coroner Catherine Rudel-Tessier.

Les informations reçues à ce jour indiquent que M. Magloire est décédé lors d'une intervention d'urgence et qu'il semblait souffrir de problèmes de santé mentale.

Le coroner en chef estime cette enquête utile, notamment pour informer le public sur les causes probables et les circonstances de ce décès.

Alain Magloire a été abattu par un policier du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), lundi, après avoir manifesté un comportement jugé violent. Comme c'est le cas lorsque quelqu'un est blessé ou tué lors d'une opération policière, l'enquête a été confiée à un autre corps de police, la Sûreté du Québec.

Intervenir de manière appropriée auprès d'une « clientèle difficile »

L'enquête pourra également permettre au coroner de formuler des recommandations pour réduire les risques de décès lors des interventions faites par les services d'urgence auprès des personnes présentant des problèmes de santé mentale.

À la suite du décès de M. Magloire, des voix se sont élevées pour remettre en question le type d'interventions qui sont menées auprès de la population itinérante présente dans certaines des rues de Montréal.

Le frère de la victime, Pierre Magloire, s'est notamment prononcé sur la question, complexe, de la formation des policiers. Pour le frère de l'homme abattu lundi dernier, « c'est pas une technique policière qui t'aide à avoir un lien avec eux [les itinérants souffrant de problèmes de santé mentale]. C'est une clientèle difficile ».

Le président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, Jacques Frémont, estimait, plus tôt cette semaine qu'une enquête menée par des policiers sur les agissements d'autres policiers pouvait difficilement être indépendante. M. Frémont avait justement souhaité l'instauration d'une enquête du coroner. C'est maintenant chose faite.