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Canal de Panama: un accord reste possible sur le surcoût des travaux (ACP)

07/02/2014 10:54 EST | Actualisé 09/04/2014 05:12 EDT

L'administrateur du canal de Panama a assuré vendredi qu'il y a une "possibilité" d'arriver à un compromis avec le consortium en charge des travaux gigantesques d'élargissement, actuellement suspendus faute d'accord pour en financer le surcoût d'1,2 milliard d'euros.

"Nous maintenons ouverte la possibilité d'arriver à un accord et pour cela nous sommes en train de faire cet effort", a indiqué dans un communiqué l'administrateur du canal de Panama Jorge Quijano, se référant à l'envoi par l'Autorité du canal du Panama (ACP) d'une nouvelle proposition de cofinancement du surcoût des travaux au consortium international qui en est en charge, le GUPC, dirigé par le constructeur espagnol Sacyr.

La proposition devrait "permettre de rendre viable la poursuite du projet", explique M. Quijano qui souligne que l'ACP se prépare "à prendre les actions que nous permet le contrat pour relancer le projet".

Cette annonce de l'ACP a eu lieu quelques heures après celle, dans un communiqué publié par l'entreprise espagnole Sacyr, de la suspension des travaux "en raison du refus exprimé par ACP de prolonger la négociation" sur le financement du surcoût des travaux.

Le GUPC "poursuit ses efforts pour parvenir à un accord avec l'Autorité du canal de Panama et vient de soumettre à cet effet une nouvelle offre" pour régler le conflit autour d'un surcoût de 1,2 milliard d'euros.

La proposition "tient compte des inquiétudes de l'ACP en provisionnant les fonds nécessaires à l'achèvement du chantier", ajoute le consortium.

La dernière offre du groupement invitait à "partager le financement à 50-50 jusqu'à l'achèvement du projet" puis qu'"un tribunal international d'arbitrage décide qui est responsable des surcoûts additionnels et qui doit les payer", selon un précédent communiqué, publié mercredi.

Le consortium propose désormais de "travailler sur cette proposition, avec de petits changements", a précisé à l'AFP une porte-parole de Sacyr.

L'administrateur de la voie interocéanique Jorge Quijano avait annoncé mercredi la suspension du chantier par le GUPC, après la rupture des négociations entre l'ACP et le consortium entamées le 21 janvier.

M. Quijano avait alors indiqué que la "position inflexible" du GUPC avait empêché la conclusion d'un accord sur le surcoût estimé par le consortium à 1,6 milliard de dollars (1,2 milliard d'euros), alors que le contrat initial avait été fixé à 3,2 milliards de dollars (2,36 milliards d'euros).

Mais mercredi soir, le consortium avait démenti la suspension du chantier, engendrant confusion et inquiétudes.

"Ces dernières semaines, nous avions réduit le rythme des travaux et désormais nous avons été dans l'obligation de les suspendre", "en raison du problème de liquidité que nous avons évoqué", a expliqué vendredi la porte-parole de Sacyr. "Mais malgré tout, nous continuons de plaider pour la négociation".

La rallonge demandée est due, selon le GUPC, à des problèmes géologiques imprévus sur le chantier, entraînant d'importants surcoûts en ciment.

Ce projet pharaonique, l'un des plus gros chantiers de génie civil au monde, devait selon le calendrier initial être achevé l'an prochain. Mais le contentieux pourrait, selon le GUPC, retarder de cinq ans l'aboutissement des travaux.

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