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Une statue hyperréaliste d'un homme en petites culottes perturbe les étudiantes (PHOTOS)

06/02/2014 08:47 EST | Actualisé 06/02/2014 08:48 EST

Depuis le début de la semaine, le Wellesley College, un campus féminin du Massachusetts, est en pleine effervescence. Une statue hyperréaliste d'un homme presque nu, appelée "Sleepwalker" ("Le somnambule"), a été installée dans le parc de l'université.

Résultat: l'œuvre d'art, réalisée par l'artiste Tony Matelli dans le cadre d'une exposition mise en place par le Davis Museum, perturbe les étudiantes. Celles-ci ont même lancé une pétition pour la faire enlever. Mercredi, elle avait déjà recueilli 250 signatures.

» Découvrez ci-dessous les photos de la statue :

Séances de selfies

"Cette sculpture très réaliste, quelques heures après son installation, est devenue une source d'appréhension, déclenchant peur et sentiment d'agression sexuelle chez de nombreuses membres de notre communauté universitaire", a écrit Lauren Walsh, une responsable de l'université. "Bien qu'elle puisse sembler humoristique, ou source de réflexion pour certaines, elle est aussi devenue une source de stress inutile pour de nombreuses étudiantes du Wellesley College, la majorité d'entre elles vivant et étudiant sur place."

En réponse à la pétition, la directrice du Davis Museum, Lisa Fischman, explique que la pièce a été placé volontairement dehors, sur le bord de la route, pour relier l'exposition avec le monde extérieur.

"J'aime l'idée que l'art puisse échapper à l'espace du musée et brouiller la ligne entre ce que nous nous attendons à être à l'intérieur (l'art) et ce que nous attendons d'être à l'extérieur (la vie)", commente Lisa Fischman. "J'ai vu depuis les fenêtres du 5e étage que les étudiantes s'arrêtaient pour interagir de façon ludique avec la sculpture. Elles ont pris des selfies avec elle".

Nikki R. Greene, professeur adjoint d'art au Wellesley College, pense lui que cette statue fonctionne exactement comme elle le devrait, permettant d'obtenir des réponses fortes et variées. "J'enseigne la recherche et l'utilisation du corps dans l'art contemporain", raconte le professeur à nos collègues du HuffPost US. "Le malaise est intentionnel, mais je respecte l'aversion de certaines élèves."

Ali Rondeau, une étudiante de première année qui a pris une photo de la statue, dit qu'elle comprend pourquoi des élèves sont contrariées par celle-ci. Mais elle ne pense pas qu'il faille en faire une affaire énorme. "Pour la plupart des étudiantes, cela ne semble pas être un problème", dit-elle. "Elles le voient plus comme un innocent, même si d'autres ont une réaction un peu plus forte".

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