NOUVELLES

L'optimisation fiscale des géants de l'internet "pas acceptable" (Hollande)

06/02/2014 12:03 EST | Actualisé 08/04/2014 05:12 EDT

François Hollande a estimé jeudi que l'optimisation fiscale pratiquée par les géants de l'internet pour payer moins d'impôts en France n'est "pas acceptable" lors d'une visite du siège du site de vente en ligne vente-privee.com à La Plaine Saint-Denis, près de Paris.

"Ce n'est pas acceptable", a déclaré le président français à la presse, ajoutant être "d'accord" avec le président américain Barack Obama, qu'il rencontrera la semaine prochaine aux Etats-Unis, pour faire un "effort d'harmonisation fiscale". François Hollande effectuait une visite surprise au siège du fleuron français de l'économie numérique, à quelques jours d'une rencontre avec les géants du numérique à San Francisco.

"Ce n'est pas acceptable et c'est pourquoi, au niveau européen comme au niveau mondial, on doit faire en sorte que l'optimisation fiscale, c'est-à-dire la tentation de certains grands groupes, concurrents d'ailleurs de nos entreprises, de s'installer là où l'on paie moins d'impôts, puisse être remise en cause", a souligné le chef de l'Etat.

"Chacun doit être dans les mêmes situations de concurrence, y compris sur le plan fiscal", a-t-il fait valoir, ajoutant que "par rapport à ces grands groupes que l'on connaît, qui se mettent dans des pays à faible taux d'imposition des sociétés, nous devons agir".

"Et quand j'irai aux Etats-Unis, dans quelques jours, avec le président Obama, nous sommes d'accord pour faire cet effort d'harmonisation fiscale", a enchaîné François Hollande.

Le président français effectuera du 10 au 12 février une visite d'Etat aux Etats-Unis et y rencontrera les géants de la Silicon Valley à San Francisco parmi lesquels les dirigeants de Facebook, Twitter, Mozilla ou Google.

M. Hollande a déclaré qu'il entendait à cette occasion promouvoir "les champions français de l'économie numérique et leur capacité d'innovation". Vente-privée est leader mondial des "ventes évènementielles" de produits de marques destockés avec 1,6 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2013.

Selon le site internet lepoint.fr, le fisc français a décidé d'infliger un redressement d'un milliard d'euros à Google, au terme d'une enquête lancée en 2011 concernant son optimisation fiscale. "Ce sont des rumeurs et on ne commente pas les rumeurs", a réagi un porte-parole du groupe en France. Le ministère de l'Economie a refusé de les confirmer ou de les infirmer, invoquant le secret fiscal.

ha/rh/bma/nou/gg

PLUS:hp