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Liberté de culte: Obama épingle la Chine et la Birmanie

06/02/2014 12:24 EST | Actualisé 08/04/2014 05:12 EDT

Le président américain Barack Obama a estimé jeudi que la liberté de religion dans le monde était un élément vital pour la sécurité des Etats-Unis, appelant la Chine et la Birmanie à faire preuve de plus de tolérance à cet égard.

"L'histoire montre que les nations qui font respecter les droits de leur peuple, dont la liberté de religion, sont en fin de compte plus justes, plus en paix et plus prospères", a-t-il déclaré lors du National Prayer Breakfast, un petit déjeuner annuel organisé par le Congrès qui réunit décideurs politiques, économiques et militaires.

"Les nations qui ne font pas respecter ces droits sèment les germes de l'instabilité, de la violence et de l'extrémisme", a-t-il ajouté. Et "par conséquent, la liberté de religion importe pour notre sécurité nationale".

Le président a admis avoir été contraint de travailler avec des gouvernements qui ne partageaient pas les exigences des Etats-Unis en la matière, tout en acceptant de coopérer sur les questions de sécurité.

Mais, a-t-il précisé, il est toujours dans l'intérêt des Etats-Unis de défendre les droits universels, même si cela n'est pas toujours confortable.

"Nous faisons beaucoup affaires avec la Chine mais j'insiste sur le fait que la réalisation de tout le potentiel de la Chine repose sur le respect des droits universels, notamment ceux des chrétiens, des bouddhistes du Tibet et des musulmans ouïghours".

Barack Obama a rappelé que lors de sa rencontre avec le président birman Thein Sein, il avait plaidé en faveur des minorités chrétiennes et musulmanes ouïghoures.

Il a appelé de ses voeux la liberté de culte au Nigeria, au Soudan du Sud et au Soudan, et insisté sur le fait que l'accord de paix israélo-palestinien devait garantir la liberté d'accès aux lieux de culte en Terre Sainte. Tout accord politique pour résoudre le conflit en Syrie devrait également garantir la liberté de culte pour les alaouites, sunnites, chiites et chrétiens.

Il a enfin appelé à la libération des missionnaires emprisonnés à l'étranger, comme le pasteur américain Kenneth Bae en Corée du Nord et Saeed Abedini en Iran.

Il s'en est également pris aux extrémistes qui exacerbent les divisions religieuses à des fins politiques comme en Centrafrique: "Nuire à quelqu'un au nom de la foi diminue notre propre relation avec Dieu", a-t-il lancé. "Tuer des innocents n'a jamais été la réalisation de la volonté divine. Il s'agit en réalité d'une trahison de sa volonté".

col/rap/are

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