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Italie: le Sénat, partie civile dans le procès de Berluconi pour corruption de sénateur

06/02/2014 04:21 EST | Actualisé 07/04/2014 05:12 EDT

Le Sénat italien s'est constitué partie civile dans le procès contre l'ancien premier ministre Silvio Berlusconi, qui sera jugé mardi pour corruption de sénateur à Naples.

"Il s'agit d'un devoir moral", a affirmé mercredi soir Piero Grasso, président de la chambre haute italienne, en annonçant sa décision à ses pairs, malgré un avis défavorable d'une commission parlementaire.

Dans un entretien au Corriere della Sera, la vice-présidente du Sénat, Linda Lanzillotta, justifie jeudi la décision de M. Grasso, vivement critiqué par Forza Italia (droite), l'estimant "légitime" et rappelant son passé d'ancien procureur national antimafia.

Selon les partisans du Cavaliere au contraire, la décision de M. Grasso est "un acte incivil qui discrédite l'institution", et un "coup de froid" donné à la "pacification" tentée ces derniers jours entre Berlusconi et le nouveau secrétaire général du Parti démocratique (PD, gauche), Matteo Renzi.

M. Berlusconi est accusé d'avoir "acheté" en 2006 un sénateur de gauche pour qu'il passe dans son camp et facilite la chute du gouvernement de Romano Prodi. Son procès s'ouvre mardi à Naples.

Le 27 novembre dernier, il avait été déchu de son mandat de sénateur, une première après vingt ans passés au Parlement, à la suite d'une condamnation définitive à un an de prison pour fraude fiscale.

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