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D'autres accusations envers un père Noël de Gatineau

05/02/2014 02:05 EST | Actualisé 06/04/2014 05:12 EDT

L'homme qui a incarné le père Noël une année aux Promenades Gatineau aurait fait 14 victimes. Depuis l'annonce de l'arrestation de Lawrence Doris, en novembre dernier, neuf autres présumées victimes se sont manifestées.

Ces gestes de nature sexuelle auraient été posés de 1982 à 2013. La police souligne que l'accusé connaissait les enfants, lesquels étaient âgés de 4 à 10 ans au moment des agressions.

Rappelons que Lawrence Doris,78 ans, a fait l'objet en novembre de six chefs d'accusation pour des gestes inappropriés de nature sexuelle envers cinq personnes d'âge mineur. Les incidents se seraient produits de novembre 2012 à mars 2013.

La diffusion de reportages a toutefois permis au service de police de Gatineau d'ajouter 11 chefs d'accusations, soit quatre de contacts sexuels, quatre de grossière indécence, deux d'incitation à des contacts sexuels et un d'attentat à la pudeur.

« On a la preuve que, même si une personne est accusée, on est toujours à l'écoute de personnes qui viennent nous rencontrer. S'il y a d'autres victimes, on va les écouter et s'il y a matière à poser des accusations, on va le faire », souligne le porte-parole de la police de Gatineau, Jean-Paul LeMay.

Lawrence Doris doit comparaître le 10 février au palais de justice de Gatineau.

Il doit respecter plusieurs conditions, dont celle de ne pas être en présence d'enfants de moins de 16 ans et de ne pas communiquer avec ses victimes.

Vérification des antécédents

Selon nos informations, Lawrence Doris a personnifié le père Noël pendant seulement un an aux Promenades Gatineau, en 2012.

En novembre dernier, le centre commercial a soutenu ne pas avoir embauché M. Doris pour le temps des Fêtes de 2013.

La direction des Promenades Gatineau a souligné qu'elle faisait affaire avec une agence spécialisée pour l'embauche de leurs pères Noël et que celle-ci procède à des vérifications sur les antécédents des employés.

La police de Gatineau ne blâme d'ailleurs pas le centre commercial ni l'agence.

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