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01/02/2014 08:15 EST | Actualisé 03/04/2014 05:12 EDT

Élections en Thaïlande: l'opposition perturbe le déroulement des élections

ASSOCIATED PRESS
Thai Prime Minister and Pheu Thai party leader Yingluck Shinawatra poses before casting her ballot in the general election at a polling station in Bangkok, Thailand, Sunday, Feb. 2, 2014. Thailand's tense national election got underway Sunday amid signs of disruptions at several polling stations and fears of violence, a day after gun battles between protesters and would-be voters broke out at a busy Bangkok intersection.(AP Photo/Wally Santana)

Les bureaux de vote sont maintenant fermés en Thaïlande, où se tenaient dimanche des élections législatives largement boycottées par l'opposition.

Les manifestants, qui réclament le départ de la première ministre Yingluck Chinawatra à grands coups de rassemblements dans la capitale, Bangkok, ont empêché les électeurs de voter dans plusieurs bureaux de scrutin, ce qui pourrait aggraver davantage la crise politique, qui dure depuis trois mois.

On ne rapporte toutefois aucun acte de violence, alors que le pire était à craindre au lendemain d'un échange de tirs entre des partisans du gouvernement et des manifestants qui a fait au moins sept blessés, samedi.

Plus de 47 millions de personnes étaient appelées aux urnes, mais on estime qu'au moins 10 millions d'entre eux n'ont pas pu voter en raison des perturbations.

La victoire du clan Shinawatra assurée

Entourée d'un important dispositif de sécurité, la première ministre Yingluck Shinawatra a été parmi les premières personnes à voter dans un bureau du nord-est de la capitale, où elle a été accueillie par des partisans enthousiastes sous haute surveillance policière.

Refusant de démissionner purement et simplement comme le réclament les manifestants depuis l'automne, la première ministre avait proposé ces législatives comme une sortie de crise.

Les bureaux de vote ont fermé comme prévu en milieu d'après-midi, après sept heures de vote.

À Bangkok, quelque 400 des 6600 bureaux de vote n'ont pas pu ouvrir en raison du blocus des manifestants ou de l'absence de personnel électoral, particulièrement difficile à recruter en raison du climat social tendu. Malgré tout, environ 90 % des bureaux de vote à travers le pays étaient ouverts dimanche.

Un pays divisé

Le conflit oppose, d'une part, les manifestants qui affirment vouloir suspendre la démocratie fragile du pays pour implanter des réformes contre la corruption, et d'autre part, les partisans du gouvernement de Mme Yingluck, qui savent que les élections ne permettront pas de résoudre la crise, mais qui estiment que leur droit de vote ne devrait pas leur être enlevé.

Les manifestants réclament le remplacement du gouvernement par un conseil non élu chargé de réformer les lois politiques et électorales pour combattre les problèmes profonds de corruption et d'influence de l'argent dans la politique. Mme Yingluck a refusé de démissionner, se disant ouverte aux réformes et estimant qu'un conseil non élu serait inconstitutionnel.

Depuis le début des manifestations à la fin de 2013, au moins 10 personnes ont été tuées et 600 autres ont été blessées.

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