La révélation par les médias, au printemps 2009, du séjour de Michel Arsenault sur le Touch, yacht de Tony Accurso, avait suscité un mea culpa officiel de la part du président de la FTQ, mais n'avait visiblement pas entamé la complicité qui régnait entre les deux hommes.

Un texte de Bernard Leduc

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Dans une conversation avec M. Accurso du 15 mars 2009, M. Arsenault convient que, quoiqu'il ait promis dans sa lettre aux médias de faire dorénavant attention à ses fréquentations, « ça change rien pour nous deux [...] c'est juste pour la galerie ».

Celui qui était alors le plus important entrepreneur du Québec convient pour sa part que le Touch est devenu un boulet pour lui : « Si le bateau n'est plus utile pour faire du PR, je vais m'en débarrasser ».

« Y a pu personne qui va vouloir aller dessus (...) Les politiciens voudront plus aller là-dessus. Non, c'est sûr, ça devient bien plus compliqué. » — Échange entre Michel Arsenault et Tony Accurso

L'ex-président de la FTQ réitère une fois de plus que jamais M. Accurso n'a bénéficié de fast track au Fonds de solidarité, voire que, « dans certains cas, on a même été plus sévère avec lui » afin de contrecarrer l'impression que les liens d'amitié entre MM. Accurso et Lavallée, notamment, auraient pu laisser dans l'opinion publique.

Il a soutenu qu'entre son arrivée à la présidence du Fonds en novembre 2007 et le printemps 2009, lui-même n'a conclu qu'un seul dossier avec M. Accurso, soit celui de Gastier.

Il ajoute que dès qu'il a été connu, en mai 2009, que des entreprises de l'entrepreneur avaient fait de la fraude fiscale - ce pourquoi il a plaidé coupable - il a décrété un moratoire sur tout nouveau dossier avec lui avant de couper tout lien entre lui et le Fonds : « On ne pouvait pas avoir un partenaire qui triche l'impôt ».

L'ex-président du C.A. du Fonds affirme avoir « beaucoup d'empathie pour M. Accurso et ce qu'il a vécu » mais qu'il ne cautionne pas tout geste illégal qu'il aurait pu poser pour avoir des contrats publics en usant de ses relations avec des élus.

Sinon, il insiste : les dossiers de Tony Accuro ont été profitables et il était, d'un point de vue syndical, un bon employeur. Il se dit fier que le Fonds ait aidé M. Accurso à bâtir le Québec Inc et à s'assurer que prospèrent des entreprises québécoises plutôt qu'étrangères.


« C'est clair que si je peux aider une compagnie partenaire du Fonds pour que les gens travaillent, pour que l'économie fonctionne, c'est très clair que je vais le faire. »
— Michel Arsenault

« Tout le monde voulait être l'ami de M. Accurso »

M. Arsenault, qui décrit tour à tour M. Accurso comme une « connaissance » ou un « ami », affirme ne pas avoir senti qu'il devait quoi que ce soit en retour à M. Accurso pour son séjour, fort dispendieux, sur le Touch en 2008.

L'ex-président de la FTQ soutient sinon que, lors de cet unique voyage, ils n'ont jamais parlé de transactions ou d'affaires.

« Appelez ça un cadeau si vous voulez, mais j'ai pas donné de contrepartie en retour », a-t-il lancé, quelque peu irrité :« Il m'a jamais rien demandé en retour : jamais, jamais, jamais ». Il ajoute d'ailleurs que, par la suite, il adopté un comportement irréprochable qui a notamment débouché, en 2010, sur l'adoption d'un code d'éthique.

Il rappelle que jusqu'à cette époque, ce n'est pas que le Fonds de solidarité et la FTQ qui faisait confiance à Tony Accurso, mais les gouvernements de Québec, d'Ottawa, des villes, des grandes banques...

« Avant mars 2009, tout le monde voulait être l'ami de M. Accurso. J'ai vu M. Accurso photographié avec des ministres! » — Michel Arsenault

Michel Arsenault se défend d'avoir voulu maquiller la réalité de ses liens avec Tony Accurso aux médias, comme pourrait le laisser entendre un extrait d'une autre écoute électronique de mars 2009.

Dans cette conversation, M. Arsenault, dont le séjour sur le Touch de M. Accurso est désormais connu par les médias, explique à son conseiller politique Gilles Audette : « Je suis en train de me broder une histoire comment ça se fait que je suis devenu chum avec Tony »

Il soutient cependant qu'il voulait uniquement dire par là qu'il voulait préparer un récit compréhensible pour les médias.

Michel Arsenault s'est dit « malade » qu'on accorde tant d'importance, depuis des années, aux liens de Tony Accurso avec le Fonds de solidarité : « je n'appelle pas ça un accès privilégié » avoir 12 % ou 20 % des contrats du Fonds, a lancé Michel Arsenault à la commissaire Charbonneau.

Il affirme qu'à l'époque, après avoir vérifié les allégations suivant lesquelles M. Accurso avait la mainmise sur le Fonds et compris qu'un autre entrepreneur avait plus de contrats qu'Accurso et qu'un autre en avait autant, il a conclu qu'en fait la « tarte était partagée ». Il est alors passé à d'autres « préoccupations », conclut-il.

C'est notamment pour cela, affirme-t-il, qu'il n'a pas fait le suivi sur les révélations l'ancienne PDG des Fonds régionaux FTQ Élaine Zakaïb, selon qui Jean Lavallée serait intervenu à une époque imprécise pour bloquer des dossiers de concurrents de M. Accurso dans la région de Montréal au profit de M. Accurso.

« Ma compréhension est que Mme Zakaib avait rétabli les choses là-dedans », affirme Michel Arsenault. Mme Zakaib, qui est désormais ministre déléguée à la Politique industrielle dans le gouvernement péquiste, a soutenu qu'elle avait mis fin au système.

Au téléphone avec Jean Charest

La procureure en chef Sonia LeBel a fait entendre une série de conversations de janvier 2009 entre Tony Accurso et Michel Arsenault, ainsi qu'une entre ce dernier et le premier ministre Jean Charest.

L'objectif paraît être de démontrer à la fois la grande influence de M. Accurso sur celui qui était alors le président de la FTQ, de même que le poids politique de ce dernier.

Le tout commence lorsque, le 8 janvier, M. Accurso appelle en colère M. Arsenault pour lui apprendre que le contrat d'ingénierie de l'autoroute 30 aurait été accordé à des Chinois. Les deux hommes sont offusqués que les intérêts des firmes québécoises soient ainsi lésés et blâment la politique des PPP de la ministre Monique Jérôme-Forget.

« Pourtant vous en mettez en ostie de l'argent au Parti libéral. Quand c'est le temps, ils nous écoutent pas, ils font qu'est-ce qui veulent. » — Échange entre Michel Arsenault et Tony Accurso

Michel Arsenault se promet alors de divulguer le tout dans les médias.

Quatre jours plus tard, soit le 12 janvier, M. Arsenault soulève la question de ce contrat au téléphone au premier ministre Jean Charest, qui dit ne pas savoir à qui le contrat de la 30 a été attribué : « Ah ben, tu me l'apprends ».

MM. Accurso et Arsenault se parlent à nouveau de l'autoroute 30 les 15 et 21 janvier. Cette dernière fois, M. Arsenault se félicite que Jean Lapierre, qu'il a mis au parfum, ait sorti l'histoire au micro de Paul Arcand. Il s'agirait cependant de Philippins, et non de Chinois.

L'ex-président de la FTQ se défend d'avoir porté le message de Tony Accurso au premier ministre, à des ministres libéraux ainsi qu'à Pauline Marois, soulignant que l'entrepreneur n'avait pas d'intérêt dans ce contrat.

Il a plutôt souligné que son intérêt est qu'il est mieux, pour l'économie du Québec, quand le travail est fait par des gens d'ici, dans ce cas des firmes d'ingénieries québécoises.

« Il y a une limite quant à nous à la mondialisation : charité bien ordonnée commence par soi-même ! », se défend Michel Arsenault.

« C'est une question de principe que je discutais avec lui. » — Mchel Arsenault

De la grogne contre Accurso

Dans une écoute électronique du 19 février 2009, on entend le conseiller politique Gilles Audette dire à Michel Arsenault que « des contracteurs se sentent tassés ». « Y a de la grogne de ce côté-là », lui dit-il. « Va falloir partager la tarte », commente Michel Arsenault.

Plus tard dans la même conversation, Michel Arsenault confie à Gilles Audette qu'il aimerait que Tony Accurso intervienne pour écarter Jean Lavallée de ses fonctions à la Solim. « Moi, demain midi, je vais essayer de convaincre Tony qu'y envoye Johnny prendre sa retraite. Câlisse ça dehors ». M. Audette doute de l'opportunité de cette démarche.

M. Audette soutient par ailleurs dans cette conversation qu'il est convaincu que c'est Jean Lavallée qui a informé les médias que Michel Arsenault est allé sur le bateau d'Accurso. « C'est le gros câlisse de Johnny [...] qui a voulu te framer. [...] Johnny pensait qu'avec ça, y t'aurait de son bord en tabarnak ».

La conversation révèle également que Michel Arsenault se soucie des fréquentations de Richard Goyette. Il soutient avoir dit au directeur général de la FTQ-Construction : « j'connais tes fréquentations toi, tabarnak! »

Gilles Audette tente de le calmer : « On peut pas les surveiller tout le temps. Qu'est-ce qui font, qu'est-ce qui font pas. [...] Sont toutes pareils ».

Dans une écoute entendue plus tôt cet automne, Michel Arsenault disait que M. Goyette lui avait admis avoir demandé la permission au mafieux Raynald Desjardins avant de briguer la succession de Jocelyn Dupuis.

Par François Messier

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  • Michel Arsenault

    L'ex-président de la FTQ a défendu son intégrité, assurant que les choix qui avaient été faits étaient les bons pour l'économie québécoise. <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/28/commission-charbonneau-deuxieme-jour-de-comparution-pour-michel-arsenault_n_4680036.html" target="_blank">Il a nié les allégations de Ken Pereira</a>, notamment celle voulant qu'un Italien lui ait proposé 300 000$ pour le dossier Carboneutre. Il a aussi nié avoir donné un traitement particulier aux dossiers de Jocelyn Dupuis. Il a cependant été questionné longuement <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/27/commission-charbonneau-michel-arsenault-frequente-toujours-tony-accurso_n_4673593.html" target="_blank">sur son amitié avec Tony Accurso</a>, entre autres sur un <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/30/commission-charbonneau-michel-arsenault_n_4694791.html" target="_blank">cadeau luxueux</a> que ce dernier a remis à sa femme.

  • Jean Lavallée

    L'ex-président de la FTQ-Construction Jean Lavallée <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/21/jean-lavallee-commission-charbonneau_n_4636972.html" target="_blank">nie avoir fait des démarches auprès du PQ</a>, au printemps 2009, afin de le convaincre de ne pas appuyer la tenue d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction. L'écoute électronique d'une conversation entre lui et l'ex-président de la FTQ Michel Arsenault laisse toutefois croire à l'existence d'un «deal» entre la FTQ et Claude Blanchet, ex-PDG du Fonds et époux de Pauline Marois. Ml Lavallée admet que Tony Accurso <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/22/commission-charbonneau-jean-lavallee-temoignage_n_4644154.html" target="_blank">l'a invité en vacances à ses frais à plusieurs reprises</a>. Il nie par ailleurs que son ami Denis Vincent soit lié aux Hells Angels. Source: Radio-Canada

  • Guy Gionet

    L'ex-PDG de la SOLIM Guy Gionet <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/14/commission-charbonneau-guy-gionet-solim_n_4595095.html" target="_blank">soutient s'être inquiété du risque</a> que posait à la réputation du Fonds la présence de certaines personnes dans des dossiers de la SOLIM. Mais Jean Lavallée lui a bien fait comprendre que son rôle de PDG se limitait à obtenir du rendement. Lavallée était en quelque sorte un «dieu» à la FTQ et au Fonds, dira Gionet. Il indique aussi que personne à la SOLIM n'a jamais eu de malaise <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/15/commission-charbonneau-guy-gionet-jean-lavallee_n_4601879.html" target="_blank">à faire affaire avec Ronnie Beaulieu</a>, un homme dont le passé criminel était pourtant bien connu. Source: Radio-Canada

  • Jocelyn Dupuis

    Jocelyn Dupuis est l'ancien directeur général du syndicat de la la FTQ-Construction. Il est en attente d'un procès pour avoir réclamé des remboursements sur la base de fausses factures et de factures gonflées. Source: Radio-Canada.ca

  • Nicodemo Milano

    L'enquêteur Nicodemo Milano analyse l'écoute électronique effectuée par la SQ dans le cadre de l'opération Diligence. Les policiers ont enregistré différents acteurs impliqués dans Carboneutre, une entreprise infiltrée par la mafia qui a tenté, en vain, d'obtenir du financement du Fonds de solidarité FTQ.

  • Paul Sauvé

    Paul Sauvé, le patron de LM Sauvé a indiqué dans son <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/23/collusion-na-pas-epargne-maconnerie-sauve_n_4152126.html" target="_blank">témoignage</a> que la maçonnerie n'a été épargnée ni par la collusion ni par l'intimidation, comme les autres domaines de la construction ciblés par la commission.

  • Benoît Ringuette

    Il est le <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/17/commission-charbonneau-quand-la-mafia-cogne-aux-portes-du-fonds-de-solidarite-ftq_n_4114840.html" target="_blank">co-fondateur de Carboneutre</a> et a finalement perdu le contrôle de sa compagnie sans pour autant réussir à la vendre, se retrouvant ainsi entouré de collaborateurs dont il ignorait l'essentiel des agissements, dont notamment la présence dans l'entreprise du mafieux Raynald Desjardins, ou encore de celle de son ami Jocelyn Dupuis. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Gaétan Morin

    Gaétan Morin, le premier vice-président au développement corporatif et investissement du Fonds, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/16/abc-fonds-de-solidarite-commission-charbonneau_n_4107586.html" target="_blank">a expliqué à la commission</a> les étapes que doit maintenant traverser le dossier d'une entreprise qui souhaite obtenir du financement du Fonds de solidarité FTQ.

  • Ken Pereira

    L'ex-syndicaliste Ken Pereira a affirmé que l'ex-directeur général de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis entretenait des liens avec les Hells Angels et la mafia. Il a dû interrompre son témoignage à la suite d'une chute accidentelle au début du mois d'octobre.

  • Jocelyn Anctil

    Jocelyn Anctil, un homme d'affaire prospère et ambitieux de l'Estrie, a raconté à la commission Charbonneau comment ses entreprises ont été victimes d'une série d'incendies criminels entre 2009 et la fin 2010. Source: Radio-Canada.ca

  • Claude Asselin

    Claude Asselin admet que l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt lui a demandé à de multiples reprises de s'arranger pour que des contrats lancés en appels d'offres aboutissent entre les mains des entrepreneurs qu'il avait choisis. Il soutient n'avoir sinon jamais été témoin de cas de collusion entre firmes de génie et se défend d'avoir fait de l'aveuglement volontaire.

  • Jean Gauthier

    Le notaire à la retraite Jean Gauthier admet, après s'être défilé malhabilement, que l'argent qu'il récoltait auprès des firmes de génie pour le PRO des Lavallois était lié à des contrats obtenus par elles à la Ville de Laval. « C'est ça, c'est pour des contrats qu'ils ont reçus », a-t-il laissé tomber, coincé sous le feu croisé du procureur Denis Gallant et de la commissaire France Charbonneau

  • Bahjat Ashkar

    L'ingénieur Bahjat Ashkar a expliqué à la commission comment il a pu prendre pied dans le marché de Laval au tournant des années 2000 en finançant le PRO des Lavallois, par l'intermédiaire du notaire Jean Gauthier, puis a expliqué son implication dans le système de collusion dans le génie mis en place en 2002.

  • Vincent Auclair

    L'ex-député libéral Vincent Auclair admet avoir reçu des mains de l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt une enveloppe d'argent lors d'une rencontre en tête à tête à l'hôtel de ville de Laval arrangée par son équipe de campagne. L'argent lui a été remis en marge de la partielle dans la circonscription de Vimont en 2002, lors de la troisième semaine de campagne.

  • Mike Mergl

    Mike Mergl reconnaît avoir fait de la collusion à Laval dès le début des années 2000 avec son entreprise Mergad. Il ne peut cependant dire pourquoi tel ou tel contrat lui était attribué par le système, mais estime que le gestionnaire de la collusion, le directeur de l'ingénierie Claude Deguise, lui donnait « les projets que personne ne voulait ».

  • Basile Angelopoulos

    Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Laval, Basile Angelopoulos, admet avoir servi de prête-nom pour des contributions politiques faites au parti du maire Gilles Vaillancourt, à la demande de Me Jean Bertrand.

  • Jean Bertrand

    Presque tous les conseillers municipaux élus sous la bannière du PRO des Lavallois depuis 1997, dont l'actuel maire Alexandre Duplessis et l'ensemble du comité exécutif, se sont fait rembourser des centaines de milliers de dollars en contributions politiques grâce à de l'argent comptant fourni par des firmes d'ingénieurs au notaire Jean Gauthier, affirme Me Jean Bertrand. (Source: Radio-Canada)

  • Ronnie Mergl

    Ronnie Mergl, vice-président de Nepcon, a révélé jeudi que l'entreprise a elle aussi versé une rémunération à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal. Devant la Commission Charbonneau, M. Mergl a confirmé que Nepcon a versé quelque 90 000 $ en honoraires à la compagnie de M. Trépanier en 2010 et 2011. Le rôle de M. Trépanier consistait à identifier des projets qui pourraient intéresser Nepcon, comme des abribus. (Source: Radio-Canada)

  • Gilles Théberge

    Gilles Théberge a expliqué à la commission Charbonneau que Sintra, entreprise pour laquelle il travaillait de 1996 à 2000, a fait de la collusion dans l'asphalte sur des contrats du ministère des Transports du Québec (MTQ). La collusion se faisait entre producteurs d'asphalte tant sur la Rive-Sud que sur la Rive-Nord de Montréal. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Allard

    Un entrepreneur de Mascouche, Pierre Allard, a raconté à la commission avoir tenu tête au système de collusion à Laval entre entrepreneurs. Le propriétaire d'Excavations S. Allard a affirmé avoir refusé, en 2006, de se tasser sur un contrat public de raccordement des égouts et aqueducs de 42 triplex aux services municipaux sur un chantier où il avait fait l'excavation. (Source: Radio-Canada)

  • Roger Desbois

    Roger Desbois confirme que la collusion a régné dans les appels d'offres à Laval entre firmes de génie-conseil, au vu et au su du maire Vaillancourt. Le système, implanté début 2000 dans la foulée de la loi 106, était géré par le directeur de l'ingénierie de la Ville de Laval, Claude Deguise. Les firmes devaient verser en échange une cote de 2 % au parti de Gilles Vaillancourt. (Source: Radio-Canada)

  • Jean Roberge

    Le directeur général adjoint de la Ville de Laval, Jean Roberge, a confirmé avoir pris part au système de collusion à la Ville de Laval. « J'y ai moi-même participé », a-t-il confié à la commission Charbonneau. Jean Roberge a pris part à ce système alors qu'il était à la tête de la firme d'ingénieurs Équation Groupe Conseil, de 2002 à 2007. (Source: Radio-Canada)

  • Gaétan Turbide

    Le directeur général de la Ville de Laval, Gaétan Turbide, devait ouvrir le chapitre sur la ville de Laval, mais la commission Charbonneau a mis de côté son témoignage à la dernière minute. Vers 10:30 le matin même où devait débuter son témoignage, la procureure en chef Sonia Lebel a expliqué que la commission avait obtenu de nouvelles informations à son sujet. « À 9 h 15 ce matin, les procureurs de la commission ont appris des informations qui leur font sérieusement mettre en doute la crédibilité du prochain témoin, Gaétan Turbide ». C'est donc l'adjoint de Gaétan Turbide, Jean Roberge, qui est venu témoigner sur les malversations alléguées à la Ville de Laval. (Source: Radio-Canada)

  • Gérald Tremblay

    L'ex-maire de Montréal, Gérald Tremblay, a affirmé avoir congédié le collecteur de fonds Bernard Trépanier après avoir appris qu'il aurait exigé un pot-de-vin de 1 million$ à un promoteur. Le collecteur de fonds aurait demandé cette somme au promoteur SmartCentres pour un projet immobilier dans l'arrondissement Villeray-St-Michel-Parc-Extension. Par ailleurs, Gérald Tremblay a soutenu que son parti, Union Montréal, n'a jamais bénéficié de la fameuse cote de 3% que Bernard Trépanier aurait récolté auprès des firmes de génie collusionnaires. (Source: Radio-Canada)

  • Frank Zampino

    La commission a prouvé que Frank Zampino et Tony Accurso ont fait un voyage ensemble à Las Vegas en septembre 2006, en dévoilant quelques photos faites lors de ce voyage. La commission a du même coup dévoilé quelques photos d'un autre voyage que M. Zampino a effectué avec M. Accurso à Las Vegas, en février, cette fois en compagnie de l'ex-directeur général de la Ville, Robert Abdallah. L'ancien bras droit du maire Gérald Tremblay a admis qu'il a séjourné sur le bateau de l'entrepreneur en construction Tony Accurso avec sa famille dès 2005, sans payer quoi que ce soit. Ce voyage n'avait jamais été révélé, contrairement à ceux qu'il a effectués en février 2007 et 2008, soit avant et après le lancement de l'appel d'offres dans le dossier des contrats d'eau. <em>Le Huffington Post Québec avec Radio-Canada</em>

  • Bernard Trépanier

    Bernard Trépanier a reçu des honoraires de 900 000 $ de Dessau entre 2002 et 2010, dont quelque 150 000 $ alors qu'il occupait le poste de directeur du financement d'Union Montréal. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Rosaire Sauriol

    Moins d'une semaine après son témoignage à la commission Charbonneau, le vice-président de la firme Dessau, Rosaire Sauriol, a annoncé qu'il démissionnait du poste qu'il occupait au sein de l'entreprise depuis 1986. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Lavallée

    L'ancien président de BPR Inc., Pierre Lavallée, a confirmé qu'il a accepté de payer la ristourne de 3 % demandée par le directeur du financement d'Union Montréal Bernard Trépanier pour avoir accès aux contrats de la Ville de Montréal. « C'est stupide, on n'aurait jamais dû faire ça, mais on l'a fait ». Pierre Lavallée a démissionné de son poste de président de la firme BPR, qu'il occupait depuis 2008, le 26 mars 2013.

  • Yves Cadotte

    Le Parti libéral du Québec et le Parti québécois sollicitaient directement SNC-Lavalin pour obtenir des contributions politiques, a affirmé le vice-président principal de la firme de génie-conseil, Yves Cadotte. La firme récoltait ensuite les chèques des cadres supérieurs qui voulaient contribuer et les remboursait par des bonis versés spécifiquement à cette fin. (Source: Radio-Canada)

  • Claude Meunier

    Un autre ingénieur, Charles Meunier, qui travaillait cette fois pour la firme BPR, a confirmé qu'il a servi d'intermédiaire pour remettre des milliers de dollars comptant à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal.

  • François Perreault

    Genivar a eu recours à de la fausse facturation pour pouvoir faire du financement politique municipal, a admis un ex-vice-président. François Perreault, qui a été vice-président de Genivar, a assuré que si la firme donnait aux partis politiques, c'est parce qu'elle était sollicitée pour le faire."Si on n'avait pas joué le jeu, je ne crois pas qu'on aurait survécu dans ce monde-là. C'est presque une obligation" au municipal, a-t-il lancé. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Christian Ouellet

    Le mode de financement du parti Union Montréal, de 2004 à 2008, venait en partie de celui du Parti libéral du Québec, a expliqué à la Commission Charbonneau Christian Ouellet, ancien directeur général du parti Union Montréal, qui a aussi travaillé au PLQ. Par ailleurs, M. Ouellet, a reçu quelque 60 000 $ par année de la firme de génie-conseil Roche. Il disait n'y voir aucun conflit d'intérêts, n'a jamais avisé de cela le comité exécutif de la Ville ou le maire et a maintenu qu'il ne faisait que cumuler deux mandats à titre de consultant. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Claude Léger

    L'ex-directeur général de la Ville de Montréal a admis à la commission Charbonneau que Frank Zampino lui a fait des demandes inappropriées, mais qu'il n'en a jamais parlé à Gérald Tremblay, par crainte... « Est-ce que vous vous seriez qualifié de naïf, que c'est peut-être l'image que vous projetiez? » lui a alors demandé la commissaire France Charbonneau. « Je pense que oui », a répondu Claude Léger. (Source: Radio-Canada)

  • Robert Marcil

    Lors de son témoignage, l'ex-directeur de la réalisation des travaux publics à la Ville de Montréal, Robert Marcil, a assuré qu'il n'était pas au courant que des entrepreneurs en construction faisaient de la collusion pour se répartir des contrats publics.

  • Joseph Farinacci

    L'ex-directeur de la Direction des stratégies et transactions immobilières de la Ville de Montréal, Joseph Farinacci, a affirmé que la vente du site Marc-Aurèle Fortin au promoteur immobilier Petra-St-Luc s'est produite de façon « irrégulière », après que l'ex-président du comité exécutif Frank Zampino, eut intervenu dans ce dossier.

  • Nicolo Milioto

    « C'est quoi la mafia M. Milioto? », lui a demandé la procureure en chef Sonia Lebel.« Je ne sais pas », a répondu l'homme qui fréquentait pourtant Nicolo Rizzuto père au café Consenza. Nicolo Milioto dit ne rien savoir des activités criminelles alléguées de Rizzuto. Il dit avoir croisé certains lieutenants du clan Rizzuto au café Consenza, sans savoir ce qu'ils faisaient dans la vie. (Source: Radio-Canada)

  • Giuseppe Borsellino

    Giuseppe Borsellino a fait des aveux sur son financement d'Union Montréal. Le témoin a entre autres admis qu'il avait fait un voyage de pêche à Plattsburgh le 5 juin 2008 avec Yves Lortie de Genivar et Robert Marcil, à l'époque grand patron des travaux publics à la Ville de Montréal.

  • Michel Lalonde

    Le président de la firme Génius Conseil, Michel Lalonde, affirme que sa firme ainsi que plusieurs autres remettaient des montants en argent à des partis municipaux ou provinciaux pour obtenir des contrats. Union Montréal, Vision Montréal, différentes élus de la rive nord de même que le PLQ, le PQ et l'ADQ auraient notamment bénéficié de ces montants.

  • Le maire de Laval Gilles Vaillancourt démissionne

    Dans la foulée, après avoir été visé par des allégations devant la Commission Charbonneau et ciblé par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/09/maire-laval-gilles-vaillancourt-demission_n_2099363.html">Gilles Vaillancourt a démissionné</a>. Par ailleurs, le maire de Mascouche, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/30/le-maire-de-mascouche-demission-marcotte_n_2217433.html">Richard Marcotte, a aussi quitté ses fonctions</a>. (Crédit photo: PC)

  • Le maire de Montréal Gérald Tremblay démissionne

    « On a trahi ma confiance, j'en assume l'entière responsabilité. » — <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/05/gerald-tremblay-retour_n_2075539.html">Gérald Tremblay</a>. (Crédit photo: PC)

  • Martin Dumont

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/30/martin-dumont-union-montreal-commission-charbonneau_n_2042857.html">Le témoignage de Martin Dumont</a>, ancien organisateur du parti de Gérald Tremblay, est un coup dur pour le maire de Montréal. Il affirme que ce dernier connaissait l'existence d'une double comptabilité dans son parti. (Crédit photo: PC)

  • Luc Leclerc

    Luc Leclerc, ancien surveillant de chantier à la Ville de Montréal,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/01/luc-leclerc-commission-charbonneau-jeudi_n_2055838.html"> a reconnu avoir reçu au moins 500 000 $ en pots-de-vin</a> de la part d'entrepreneurs en construction. (Crédit photo: PC)

  • Gilles Surprenant

    Gilles Surprenant a corroboré le témoignage de monsieur Zambito. Il a entre autres affirmé avoir reçu <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/24/commission-charbonneau-surprenant-_n_2008604.html">quelque 700 000 $ en pots-de-vin</a> de la part des dix entrepreneurs membres du cartel des égouts actif à Montréal entre 2000 et 2008.

  • Lino Zambito

    Lino Zambito a mis à nu le stratagème de corruption et de collusion. Pendant sept jours, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/01/commission-charbonneau-lino-zambito-suite-temoignage_n_1928373.html">il explique que la mafia recevait 2,5 % des contrats</a>, le parti du maire Tremblay, 3 %. Il implique notamment le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, et des organisateurs libéraux comme Pierre Bibeau. (Crédit photo: PC)

  • Joe Pistone

    La commission d'enquête sur l'industrie de la construction a entendu l'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/24/commission-charbonneau-joe-pistone-donnie-brasco_n_1908716.html">ex-agent vedette du FBI Joseph Pistone</a>. L'homme de 73 ans a témoigné derrière un paravent, au sujet des des liens que les clans mafieux montréalais ont entretenus avec la famille Bonanno de New York. (Crédit photo: PC)

  • Jacques Duchesneau

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/18/commission-charbonneau-duchesneau-lundi_n_1605415.html">La commission a entrepris ses audiences</a> avec un témoin incontournable pour mettre la table, Jacques Duchesneau. (Crédit photo: PC)


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