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«Tout le monde en parle» : un retour en force avec Jean Pascal, Claude Robinson et Fatima Houda-Pepin

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CLAUDE ROBINSON
Radio-Canada

Tout le monde en parle n’a jamais si bien porté son nom que dimanche soir. Parmi les invités figurait le boxeur Jean Pascal, présent pour parler de son écrasante victoire contre Lucian Bute au combat de samedi dernier.

Comme à l’habitude, ce premier Tout le monde en parle de l’année 2014 a été enregistré jeudi dernier. Or, quelques minutes avant que s’ouvre le rendez-vous à ICI Radio-Canada Télé, dimanche, on apprenait qu’une perquisition était en cours chez Pascal pour une possible affaire de viol. Évidemment, Guy A.Lepage et son équipe ne pouvaient prévoir ce retournement. On a toutefois eu la présence d’esprit d’ajouter une bande défilante au bas de l’écran, pendant l’entrevue du sportif, pour avertir le public des événements récents. Pascal n’a encore été officiellement accusé de rien, on ignore s’il est un suspect dans cette histoire.

Pendant son entretien, le champion s’est dit «heureux et soulagé» d’avoir pu montrer sa domination sur Bute dans le ring. Selon lui, il avait déjà remporté le duel avant la soirée du samedi, tant son opposé semblait manquer de confiance au moment de la pesée, quelques jours plus tôt. Or, il a vanté la capacité de Bute à encaisser de bonnes taloches et a enjoint ce dernier à retravailler sa confiance. À ceux qui lui reprochent sa trop grande assurance, Jean Pascal répond avoir travaillé très fort pour acquérir cette détermination. Plus jeune, il était très complexé et a dû bâtir sa confiance en lui-même. Il se décrit comme un gentleman, qui signe toujours des autographes après les combats.

Claude Robinson, ce héros

Claude Robinson a été accueilli sur un air d’Éric Lapointe, Le ciel de mes combats. Le créateur n’estime pas avoir «gagné» son combat judiciaire contre Cinar et le consortium de producteurs qui ont plagié son œuvre Robinson Curiosité, ensuite vendue dans 120 pays; il soutient plutôt avoir simplement reçu ce qui lui revenait de droit. Usé par sa lutte de 18 ans, l’homme est aujourd’hui atteint de polyarthrite rhumatoïde, une maladie qui attaque sévèrement ses os. «Mon système immunitaire est devenu plus puissant que moi», a-t-il badiné. Les premiers symptômes sont apparus en 2008, lors de son premier procès contre Cinar, lorsqu’il devait se tenir debout plusieurs jours d’affilée pour témoigner; il a alors commencé à subir des douleurs aux jambes, mais les causes exactes de son état demeurent inconnues.

Robinson a raconté qu’il était chez lui, avec sa conjointe, lorsque le verdict tant attendu est tombé, le 23 décembre dernier. Son grand ami Benoît Mailloux, qui l’a accompagné tout au long de la saga judiciaire, était alors aux soins palliatifs après avoir reçu, au début du mois, un diagnostic de fin de vie. Il s’est mis à pleurer lorsque Claude Robinson lui a annoncé la décision de la Cour suprême. Il est décédé le 28 décembre, cinq jours plus tard. «Le cadeau, c’est qu’il ait eu connaissance du résultat de tous ses efforts», a souligné Claude Robinson.

Le battant ne s’inquiète pas trop de ne pas recevoir les montants qui lui sont dus; une lettre de reconnaissance lui assure qu’il recevra à tout le moins les sommes dues par Cinar. Claude Robinson qualifie ses adversaires de «niaiseux» et condamne le peu de respect qu’ils ont pour les artistes et les préjugés qu’ils entretiennent envers eux.

Fatima Houda-Pepin déçue

Après avoir quitté le Parti libéral du Québec en début de semaine, Fatima Houda-Pepin se définit désormais comme une députée libérale indépendante. La dame maintient qu’elle n’avait pas le choix de quitter le caucus; Philippe Couillard l’aurait intimée d’entrer dans les rangs, de «piler sur [ses] convictions» et de défendre sa position publiquement, sans quoi, elle devrait quitter, ce qu’elle a préféré faire.

Fatima Houda-Pepin aurait voulu avoir un espace au sein du Parti libéral pour défendre son point de vue, mais le chef du parti a refusé, ce qui, dit-elle, l’a grandement déçue. Alors que Philippe Couillard a décidé de prendre une approche purement légaliste, basée sur la Charte des droits et libertés, devant le port des signes religieux, Madame Houda-Pepin, elle, juge que la neutralité religieuse de l’État pourrait permettre de poser des jalons forts pour freiner la montée de l’intégrisme. Il s’agit là, pour elle, de la meilleure garantie pour la liberté de conscience et de religion, et il est essentiel de bien définir cette neutralité.

Selon elle, l’intégrisme musulman a pris le haut du pavé dans les médias, comme «l’arbre qui cache la forêt», éclipsant ainsi la communauté musulmane qui fait de grands efforts pour s’intégrer. Fatima Houda-Pepin affirme que, pour les intégristes, la femme n’a pas sa place dans l’espace public, qu’elle doit y passer inaperçue, et porter une «prison» sur elle, pour dissimuler ses formes corporelles et ses cheveux, des objets de séduction. «Il va falloir regarder la réalité en face», a-t-elle martelé.

Fatima Houda-Pepin demeure libérale dans ses valeurs et ses convictions, et ne compte pas se joindre à la CAQ ou à tout autre parti, «ni à l’est, ni à l’ouest», a-t-elle blagué. En ce qui a trait à son avenir, elle compte consulter son entourage dans les prochaines semaines. Elle pourrait, entre autres, se présenter comme candidate indépendante aux prochaines élections, ou encore quitter la politique, retourner à l’université pour enseigner, ou décrocher un poste à l’Organisation des Nations unies. Si elle demeure en politique, elle croit que les habitants de sa circonscription de Lapinière lui feront confiance à nouveau.

Inspirant Luca Patuelli

«Pas d’excuses, pas de limites», telle est la devise du danseur Luca «Lazylegs» Patuelli. Atteint d’arthrogrypose congénitale multiple, une maladie qui affecte ses jambes, le Montréalais excelle dans le breakdancing et a même offert une prestation au talk-show d’Ellen Degeneres, le 16 décembre dernier. L’animatrice lui a d’ailleurs fait un beau cadeau en lui remettant, en ondes, un chèque de 10 000$ pour qu’il puisse partir en voyage de noces avec sa nouvelle épouse. Le garçon a aussi fait les auditions de So You Think You Can Dance Canada, mais n’a pu accéder à la deuxième étape, celle de la danse en couple, car les juges craignaient qu’il ne soit pas capable de suivre le rythme.

Malgré son handicap, Luca Patuelli faisait beaucoup de sport quand il était plus jeune. Il s’adonnait notamment à la planche à roulettes, qu’il pratiquait à genoux. Une chirurgie l’a contraint d’abandonner sa passion; il s’est alors tourné vers le breakdance et a eu la piqûre. Depuis, il a créé une troupe de danseurs aux prises avec un handicap et a ouvert une école de danse. Le jeune homme a beaucoup insisté, pendant son entrevue, sur le fait que rien n’est impossible, dans la vie, et son message était très inspirant. Il a remis à la salle des t-shirts marqués de l’inscription «Tout le monde peut danser».

Martin Matte et le maire de Montréal, Denis Coderre, étaient aussi de la partie pour ce grand retour de Tout le monde en parle après la pause des Fêtes.

En début d’émission, Dany Turcotte a adressé ses sympathies aux résidents de L’Isle-Verte, où un grave incendie a ravagé une résidence pour personnes âgées et fait 32 victimes.

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