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Valérie Trierweiler, l'ex-Première Dame mal-aimée de France

25/01/2014 01:44 EST | Actualisé 27/03/2014 05:12 EDT

Valérie Trierweiler, dont François Hollande s'est officiellement séparé samedi après la révélation de sa liaison avec une actrice, a toujours été à la peine en France dans son rôle d'ex-Première Dame, en dépit d'efforts pour améliorer son image.

Cette annonce ponctue en France une longue séquence mélo-dramatique mêlant des photos du président, 59 ans, allant casqué et à scooter rejoindre la comédienne Julie Gayet (41 ans), une hospitalisation en urgence et pendant huit jours de Valérie Trierweiler (48 ans) pour un "coup de blues", et des médias avides de connaître l'avenir du couple présidentiel.

Après son hospitalisation, la compagne du président avait gagné directement - pour à nouveau du repos - une résidence présidentielle proche du château de Versailles, près de Paris. Elle devait se rendre dimanche à Bombay, pour soutenir l'ONG Action contre la faim. Un voyage payé par les sponsors de l'organisation non-gouvernementale et non par la présidence, a fait savoir celle-ci.

Valérie Trierweiler ne s'est pas exprimée publiquement depuis la révélation le 10 janvier de la liaison du président par le magazine people Closer. Elle s'est limitée à remercier ses soutiens via un tweet le jour de sa sortie d'hôpital.

Parmi eux, Bernardette Chirac, 80 ans, qui avait dû composer à l'Elysée avec les nombreuses idylles attribuées à son mari, l'ex-président Jacques Chirac (1995-2007). La place de la conjointe du président, "c'est assez dur", a-t-elle commenté il y a quelques jours.

A son arrivée à l'Elysée, en mai 2012, Valérie Trierweiler revendiquait sa liberté de ton, considérant logique de conserver un poste de journaliste dans un hebdomadaire populaire, Paris-Match.

En France, le rôle de Première Dame est dépourvu de tout statut même si elle dispose d'un cabinet et de moyens financiers.

"J'ai du caractère, on ne peut pas me brider", confiait en avril 2012 cette femme élégante, au style classique et à la chevelure flamboyante. Avant de dire aussi un jour au quotidien britannique Times : "Je ne serai pas une potiche".

Ses détracteurs lui ont notamment reproché d'avoir soutenu ouvertement, via un tweet, pendant les législatives de juin 2012 un candidat socialiste adversaire de Ségolène Royal, ex-compagne de François Hollande et mère de ses quatre enfants.

Cette démarche avait été jugée négativement en France et sa personnalité, vue comme empreinte d'arrogance - un député de droite l'avait affublée du sobriquet de Rottweiler -, lui a valu l'inimitié de nombre de Français.

Après la révélation du magazine Closer, des députés de l'opposition s'étaient montrés virulents. "Est-il normal qu'elle reste à l'Elysée aux frais du contribuable alors que le président a d'autres relations ? Mais qui est aujourd'hui la Première Dame de France ?", a ainsi demandé Daniel Fasquelle (UMP, opposition).

Ambassadrice d'une fondation humanitaire

Valérie Trierweiler et François Hollande, qui vivaient ensemble depuis 2005, n'étaient pas mariés, une situation inédite sous la Ve République pour une Première Dame. Elle n'en a pas moins participé aux activités officielles de son compagnon, voyages à l'étranger ou cérémonies à Paris. Sa dernière apparition aux côtés du président fut le 8 janvier, à l'occasion de la rituelle découpe de la Galette des rois pour le personnel de la présidence.

Après des débuts difficiles à l'Elysée, elle avait choisi de moins faire parler d'elle et opté pour une attitude plus conforme à ses nouvelles fonctions. Depuis septembre 2012, elle est ainsi ambassadrice de la Fondation caritative France Libertés.

Née le 16 janvier 1965 à Angers, dans l'ouest de la France, Valérie Massonneau, cinquième d'une famille de six enfants, a passé son enfance dans un quartier populaire.

Père invalide, mère un temps ouvreuse dans une patinoire pour arrondir les fins de mois, elle est diplômée en sciences politiques de la Sorbonne.

C'est à Paris Match qu'elle rencontre celui dont elle porte encore le nom, Denis Trierweiler - avec qui elle aura trois fils -, collaborateur occasionnel du magazine et surtout traducteur de philosophes allemands.

Elle était sortie de l'ombre en octobre 2010. "Valérie est la femme de ma vie", avait alors clamé dans le magazine people Gala François Hollande, alors ex-premier secrétaire du Parti socialiste en pleine traversée du désert.

En 2005, Valérie Trierweiler s'était lancée dans une émission d'entretiens politiques sur une chaîne de télévision française. En 2012, elle avait repris cette expérience télévisuelle avec des interviews de personnalités du monde culturel, vite arrêtée avec l'élection de François Hollande à la présidence française.

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