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Des morts au Caire au troisième anniversaire de la révolution

25/01/2014 04:28 EST | Actualisé 26/03/2014 05:12 EDT

Au moins sept manifestants ont été tués samedi en Égypte dans des affrontements qui ont éclaté lors de rassemblements pour et contre le gouvernement provisoire mis en place par l'armée. Ces manifestations coïncident avec le troisième anniversaire du début du soulèvement populaire contre Hosni Moubarak en 2011.

Au Caire, le bilan en milieu d'après-midi était de quatre morts en différents endroits de la capitale, où des transports de troupes blindés ont été déployés pour tenter de maintenir l'ordre.

Un peu plus tôt dans la journée, des policiers égyptiens ont eu recours à des tirs de sommation à balles réelles pour disperser un millier de jeunes qui tentaient de rallier la place Tahrir, centre névralgique de la révolution de l'hiver 2011, où se tenait un rassemblement en faveur du gouvernement militaire. L'accès à la place est protégé et des portiques de détection de métaux ont été mis en place.

Attentat en matinée

Un nouvel attentat a secoué Le Caire samedi matin, au lendemain d'une vague d'attentats survenue vendredi contre les forces de l'ordre.

L'explosion, qui n'a pas fait de blessé, selon le ministère de l'Intérieur, s'est produite près d'une académie de police de la capitale égyptienne.

Les attentats de vendredi ont de leur côté été revendiqués par Ansar Baït al Makdis, un groupe djihadiste du Sinaï lié à Al Qaïda, a indiqué samedi la société SITE de surveillance des sites islamistes.

Des groupes islamistes ont multiplié les attaques contre la police et l'armée depuis le renversement du président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, en juillet dernier, et surtout la dispersion sanglante - plus d'un millier de morts - des sit-ins de ses partisans en août au Caire.

Une répression implacable s'est parallèlement abattue sur les Frères musulmans, qui disent prôner une résistance « pacifique » mais ont été qualifiés en décembre d'organisation « terroriste » par le nouveau pouvoir après un précédent attentat revendiqué par Ansar Baït al Makdis.

La répression s'est récemment étendue aux autres voix discordantes, dont plusieurs figures de proue de la « révolution du Nil » de 2011, jetées en prison pour avoir contesté une nouvelle loi restreignant le droit de manifester, ce qui a suscité la critique des pays occidentaux et des défenseurs des droits de l'homme. Ces derniers dénoncent un climat de « revanche » de l'appareil sécuritaire et des partisans d'Hosni Moubarak.

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