Chaque année, près de 10 500 personnes se suicident en France. Le suicide est un geste extrême que des personnes, atteintes d'un état dépressif avancé, réalisent pour mettre fin à une vie de souffrances. Prévenir le suicide chez des personnes fragiles n'est jamais une chose simple et les médecins n'ont pas de moyens concrets pour réagir avant la réalisation de cet acte. Une nouvelle étude met en lumière une technique scientifique qui pourrait sauver des vies.

Lars Hakan Thorell , professeur en psychiatrie expérimentale à l'Université de Linköping se vente d'avoir trouvé une méthode qui va révolutionner la prévention du suicide.

D'après les recherches de ce dernier, publiées dans le Journal of Psychiatric Research, il est possible de savoir grâce à la transpiration des mains si une personne dépressive risque de se suicider ou non. "Une méthode sure dans 97% des cas" explique le psychiatre. Comment cela est-il possible?

Hyporéactivité

Afin de réaliser cette étude, l'équipe de chercheurs a testé sur 783 patients allemands dépressifs leur hyporéactivité (l'affaiblissement de la capacité de réagir à divers stimulus). Un stimulus désigne tout ce qui est de nature à déterminer une excitation chez un organisme vivant: un son, une image, une lumière, une source de chaleur, un événement, un choc électrique, une odeur...

Une personne dépressive qui a des idées suicidaires réagit différent aux stimulus contrairement à une personne en bonne santé. Il existe une corrélation entre l'hyporéactivité et le suicide chez les personnes fragiles psychologiquement.

L'expérience a révélé qu'une hyporéactivité était présente pour 97% des patients examinés qui se sont suicidés. Les autres participants ne sont pas suicidés car ils n'étaient pas hyporéactifs. "Ce pourcentage indique que seules les personnes diagnostiqués dans un état dépressif grave peuvent être sujettes à ce genre de trouble neurophysiologique" analyse le médecin.

Les scientifiques ont pratiqué des tests sur les participants afin de savoir s'ils étaient hyporéactifs ou non. À l'aide de capteurs placés sur les doigts des personnes dépressives les chercheurs ont fait passer une très très faible dose d'électricité pour provoquer leurs réflexes. Tous les participants ressentent le premier bip (ce qui est logique selon le médecin, ce n'est pas le cerveau mais le corps qui a réagit), en revanche dès le deuxième bip les participants ne réagissent plus.

L'hyporéactivité chez les personnes dépressives se remarque à travers une activité importante des glandes sudoripares des mains. Ces glandes sont responsables de la transpiration. Plus la personne est dans l'incapacité de gérer les stimulus, plus la transpiration de ses mains se dérègle. En clair, la transpiration des mains permettrait d'alerter le corps médical que le patient est hyporéactif, c'est à dire qu'il a de très fortes chances d'être sujet au suicide.

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