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Le Nouveau-Brunswick et le CN s'entendent pour conserver un chemin de fer

24/01/2014 06:34 EST | Actualisé 26/03/2014 05:12 EDT

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick et le Canadien National annoncent une entente d'environ 50 millions de dollars pour le maintien du service de transport ferroviaire de marchandises dans le nord de la province.

L'annonce a eu lieu vendredi matin à Miramichi, en présence du premier ministre du Nouveau-Brunswick, David Alward, du vice-président du Canadien National, Sean Finn, et de plusieurs autres intervenants.

« Nous allons réhabiliter deux tronçons de la ligne Newcastle », a déclaré David Alward.

Le gouvernement et le CN vont investir jusqu'à 25 millions de dollars chacun pour moderniser certaines sections de la voie. Les travaux commenceront au printemps.

Le CN envisageait de démanteler le tronçon du nord-est de la province à moins de trouver un moyen de le rentabiliser. Paul Robichaud, vice-premier ministre du Nouveau-Brunswick, affirme que l'investissement doit assurer la survie du lien ferroviaire.

« On annonce un programme stratégique d'infrastructures majeur avec le Canadien National, qui va remettre à neuf le tronçon Moncton-Campbellton, certaines sections qui en ont besoin. En plus, nous avons une entente à long terme. Nous espérons que cette entente-là va permettre à l'autre partenaire, qui est Via Rail, de saisir la balle au bond et de décider d'être aussi partenaire dans cette aventure et d'avoir une vision à plus long terme pour ce qui est du service ferroviaire passager, non seulement au Nouveau-Brunswick, mais pratiquement dans l'est du pays », ajoute le ministre Robichaud .

La nouvelle réjouit Roger Doiron, président de l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick. « Ça va sécuriser la partie de ce tronçon-là pour assurer à l'industrie qui veut investir qu'ils auront un moyen pour une longue période de pouvoir faire sortir leurs produits », dit-il.

Les intervenants négocient depuis environ deux ans pour assurer la survie du tronçon, et le travail va se poursuivre, affirme le maire de Miramichi, Gerry Cormier : « Avec ce qui arrive aujourd'hui, Via et le gouvernement fédéral vont maintenant y regarder, j'en suis sûr. Il faut qu'on travaille. On va se réunir comme maires et faire un cas pour les membres du Parlement fédéral que ça [reste] ouvert. »

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