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JO-2014 - Chan, le petit gars de Toronto, veut devenir un grand homme

24/01/2014 07:38 EST | Actualisé 26/03/2014 05:12 EDT

Triple champion du monde, Patrick Chan, qui a grandi à Toronto, peut écrire une belle page de l'histoire de son pays en devenant le premier Canadien sacré champion olympique de patinage aritistique lors des Jeux de Sotchi.

"Ce serait tellement cool de faire partie de l'histoire du Canada, ce serait un grand honneur. C'est l'une des raisons pour lesquelles je patine et que je continue à travailler fort, faire quelque chose de différent des autres et laisser une trace dans le patinage artistique du Canada", a confié Chan (1,68 m) dans un entretien à l'AFP.

"Je peux le faire, j'en suis capable, j'ai confiance. Il faut que je reste serein et que je ne pense pas trop à tout ça".

A 23 ans, Chan peut même encore aller plus loin en devenant le premier patineur de tous les temps à décrocher deux médailles d'or lors de mêmes Jeux.

Pour la première fois, l'épreuve par équipes fait son entrée au programme olympique à Sotchi et le Canada sera favori: c'est l'un des rares pays ayant des athlètes d'un bon niveau dans les 4 catégories (messieurs, dames, couples et danse).

"J'ai tellement confiance en mon équipe, c'est garanti qu'on aura une médaille dans l'épreuve par équipes mais je ne sais pas si ce sera l'or", souligne-t-il.

"Ca va me faire bizarre parce que quand j'étais jeune, je me disais: c'est pas juste, les nageurs sont capables de gagner 8 médailles aux jeux Olympiques et nous on a droit qu'à une. Alors là on peut en gagner une autre. Mais bon, ça fait quand même 6 de moins que les nageurs !"

Gare au Japonais Hanyu

Passé à coté de ses Jeux devant son public en 2010 à Vancouver alors qu'il n'avait que 19 ans, Chan a depuis fait des merveilles.

A Sotchi, il devra rivaliser avec un tout jeune talent, le Japonais Yuzuru Hanyu, 19 ans, entraîné par le maître canadien Brian Orser. Lors de la finale du Grand Prix en décembre, Hanyu l'avait battu sèchement.

"C'est l'un de mes principaux rivaux. Les Japonais sont d'ailleurs mes plus grands rivaux. Mais l'année dernière aux Championnats du monde, je croyais que les Japonais seraient avec moi sur le podium et finalement ça a été Dennis (Ten, le Kazakh) et Javier (Fernandez, l'Espagnol). On ne sait jamais".

Chan a une part d'Asie en lui. Ses parents sont originaires de Hong-Kong. Il comprend d'ailleurs le chinois, en plus de parler l'anglais et le français.

Entraîné par Kathy Johnson à Detroit (Etats-Unis), il n'aspire qu'à la victoire en Russie.

"Les jeux Olympiques, c'est ce qu'il me reste à gagner. J'ai beaucoup changé les trois, quatre dernières années. Après chaque championnat du monde, il y avait toujours quelque chose à améliorer, le résultat ne me satisfaisait pas. Et heureusement", dit Chan, confiant et serein, qui, quoiqu'il arrive, s'offrira un long break après les JO.

sc/pga

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