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Espagne: le président du FC Valence critique durement son créancier

24/01/2014 05:53 EST | Actualisé 26/03/2014 05:12 EDT

Le président du FC Valence Amadeo Salvo a critiqué très durement vendredi la banque nationalisée Bankia, créancière du club lourdement endetté, l'accusant devant des milliers d'abonnés et actionnaires de manquer de "transparence" dans la sélection d'acquéreurs potentiels.

"Ils annoncent, par derrière, dans notre dos, qu'il vont vendre le Valence comme s'ils en étaient les propriétaires", a-t-il clamé devant plusieurs milliers de personnes, 7.000 selon le club, réunis dans le stade du club pour une assemblée d'information.

Amadeo Salvo avait annoncé fin décembre qu'un homme d'affaires de Singapour, Peter Lim, avait fait une offre pour acquérir le club de 1re division espagnole avant le 15 janvier.

Vendredi, devant des actionnaires et abonnés l'applaudissant avec enthousiasme, il a admis que Peter Lim ne figurait pas parmi les acquéreurs et investisseurs potentiels retenus à ce jour par Bankia et le cabinet d'audit KPMG.

Amadeo Salvo a affirmé ne pas avoir été informé officiellement du détail des offres qui avaient été retenues.

"Ni Bankia ni KPMG ne peuvent nous donner ni à nous ni à nos conseillers, ni le nom ni le pays, rien, absolument rien", a-t-il dénoncé.

"Nous demandons juste plus de transparence et que le meilleur investisseur se présente", a ajouté le président du club.

"Et sinon, qu'ils refinancent (le prêt, ndlr), comme ils le font avec énormément d'entreprises qui valent moins", a-t-il conclu.

Englué dans des difficultés financières depuis plusieurs années, avec un nouveau stade dont les travaux sont au point mort, le FC Valence fait en outre l'objet d'une enquête de la Commission européenne qui cherche à déterminer si les prêts publics accordés au club par le gouvernement régional de Valence sont compatibles avec le droit communautaire.

Selon les médias espagnols, le FC Valence affiche à ce jour 220 millions d'euros de dettes à l'égard de la banque Bankia, qui est aussi créancière de la fondation du club ("Fondacio Valencia CF") à hauteur de 86 millions d'euros.

L'Espagne avait été contrainte de voler au secours de Bankia en 2012 en injectant quelque 20 milliards d'euros, un sauvetage historique qui avait précipité l'octroi d'une aide européenne de 41,3 milliards pour son secteur bancaire.

elc/jgu

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