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Des milliers de manifestants contre le bal de l'extrême-droite à Vienne

24/01/2014 02:45 EST | Actualisé 26/03/2014 05:12 EDT

Des milliers de manifestants ont protesté vendredi soir à Vienne contre la tenue, dans l'un des plus célèbres palais de la ville, du bal annuel organisé par le parti autrichien d'extrême droite FPÖ.

Des incidents se sont produits à la fin des trois défilés qui ont réuni au moins 6.000 personnes selon la police, et jusqu'à 10.000 selon la télévision publique ORF.

Selon un communiqué de la police vers 00H00 GMT samedi, des échauffourées ont fait 17 blessés parmi les manifestants et 5 autres dans les rangs de la police. Il y a eu aussi 14 interpellations.

La soirée, anciennement bal des corporations étudiantes d'extrême-droite, était organisée au palais impérial d'hiver, la Hofburg.

Il y a deux ans, Marine Le Pen, alors candidate du Front national à l'élection présidentielle de mai 2012, s'était rendue à ce bal à l'invitation du FPÖ. Cette initiative avait suscité une polémique en France.

"Ce soir il s'agit d'empêcher le plus grand rassemblement de l'élite d'extrême-droite européenne", a déclaré sur place à l'AFP Natascha Strobl, porte-parole du collectif "Offensive contre la droite".

"Les corporations font le lien entre l'extrême-droite parlementaire (...) et des organisations violentes", a-t-elle dénoncé.

La police avait bouclé cette année un très vaste périmètre autour de la Hofburg, et plus de 20.000 membres des forces de l'ordre s'étaient massés le long d'une double rangée de barrières.

Le principal cortège réunissait environ 5.000 manifestants de tous âges, dans une ambiance bon enfant. Des survivants de l'Holocauste y figuraient.

Deux autres cortèges ont convergé vers la cathédrale Saint-Etienne. Dans l'un d'eux se trouvaient des manifestants venus d'Allemagne à bord de plusieurs cars.

Le chef du FPÖ Heinz-Christian Strache, absent l'an dernier, était l'un des hôtes du bal. Son parti a conforté son statut de troisième force politique du pays lors des élections législatives de septembre 2013. Il a obtenu 20,5 % des voix, faisant presque jeu égal avec les deux grands partis traditionnels du centre-gauche et du centre-droit.

sgl-cs/ob

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