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Cessez-le-feu au Soudan du Sud: les rebelles disent être attaqués, l'armée dément

24/01/2014 06:09 EST | Actualisé 26/03/2014 05:12 EDT

Les rebelles sud-soudanais ont affirmé vendredi, au lendemain de la signature d'un cessez-le-feu, avoir été attaqués par les forces gouvernementales qu'ils affrontent depuis mi-décembre mais l'armée a démenti.

"Les forces de Salva Kiir (le président sud-soudanais) attaquent actuellement nos positions dans l'Etat pétrolier d'Unité", dans le nord-ouest, a affirmé Lul Ruai Kuang, porte-parole des forces fidèles à son rival, l'ex vice-président Riek Machar.

Il a ajouté dans un communiqué qu'une autre offensive avait été repoussée dans l'Etat de Jonglei, dans l'est, sans en préciser la date.

Il était impossible de vérifier de façon indépendante la situation militaire sur le terrain vendredi.

Le porte-parole de l'armée sud-soudanaise, Philip Aguer a démenti les accusations des rebelles, indiquant n'avoir aucune information sur des combats en cours vendredi. Il a précisé que les combats dans le Jonglei, auxquels M. Kuang faisait référence, remontaient à jeudi.

"Jusqu'à maintenant et depuis hier (jeudi), les informations dont nous disposons sont que la situation est calme. Aucun combat ne nous a été signalé", vendredi a-t-il déclaré à l'AFP.

Ateny Wek Ateny, porte-parole de la présidence sud-soudanaise, a lui aussi assuré qu'aucun combat n'était signalé.

"Autant que je sache, il n'y a pas de combat depuis hier et jusqu'à maintenant. Pas un seul coup de feu n'a été tiré où que ce soit", a-t-il affirmé à la presse vendredi, espérant que "les rebelles honorent leur signature".

"Le gouvernement n'ordonne à aucune force de combattre parce que nous avons signé" un cessez-le-feu, a-t-il poursuivi.

Les représentants du président Kiir et de M. Machar, dont les partisans au sein de l'armée s'affrontent militairement depuis le 15 décembre, ont signé jeudi soir un accord de cessation des hostilités qui prévoit l'arrêt des combats et le gel des positions.

Le texte stipule que le cessez-le-feu entre en vigueur dans les 24 heures suivant sa signature et prévoit la mise en place d'une structure de vérification et de contrôle.

Le conflit a fait plusieurs milliers de morts et chassé plus d'un demi-million de personnes de chez elles, dont 72.000 terrifiées ont trouvé refuge dans les huit bases de l'ONU à travers le pays.

A la rivalité politique se greffent des vieux antagonismes entre peuples dinka et nuer, dont sont respectivement issus MM. Kiir et Machar et les combats se sont accompagnés de tueries ethniques.

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