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Accord sur le nucléaire iranien: l'AIEA demande leur soutien aux pays membres

24/01/2014 05:41 EST | Actualisé 26/03/2014 05:12 EDT

Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a demandé vendredi le soutien financier des pays membres de l'organisation pour pouvoir remplir sa mission de vérification des installations nucléaires iraniennes, comme convenu dans l'accord historique de Genève.

L'agence onusienne aura besoin d'un budget de 5,5 millions d'euros supplémentaires sur les six prochains mois, soit la durée de l'accord intérimaire conclu le 24 novembre dernier entre l'Iran et les grandes puissances, a déclaré Yukiya Amano selon le texte d'un discours prononcé lors d'une réunion exceptionnelle à huis clos du conseil des gouverneurs à Vienne.

"Nous aurons besoin de doubler notre personnel affecté à la vérification en Iran. Nous aurons besoin d'augmenter significativement la fréquence des activités de vérification que nous menons actuellement. Nos inspecteurs auront besoin d'avoir accès à davantage de lieux", a-t-il énuméré devant les délégués des 35 pays membres du conseil.

L'AIEA a jusqu'à présent fonctionné avec deux équipes de deux inspecteurs qui se relayaient régulièrement sur place.

L'accord de Genève, appliqué depuis ce lundi 20 janvier, prévoit un gel par l'Iran d'une partie de ses activités nucléaires pendant six mois -notamment de l'enrichissement controversé à 20%- en échange d'une levée partielle des sanctions qui étranglent l'économie du pays.

Il s'agit d'une première étape vers la négociation d'un accord à plus long terme dont l'objectif est de mettre un terme à dix ans de bras de fer entre Téhéran et la communauté internationale à propos du programme nucléaire iranien. "Mais il reste un long chemin à parcourir" avant d'y arriver, a prévenu M. Amano.

Plusieurs pays membres "se sont engagés à fournir les ressources nécessaires (....) mais sans les limiter à six mois", car l'accord prévoit aussi la possibilité d'un prolongement, a déclaré l'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'AIEA Joseph Macmanus en marge de la réunion, sans citer ces Etats.

"Les Etats-Unis fourniront une contribution substantielle", a-t-il ajouté, sans préciser davantage.

L'AIEA a reçu mission de s'assurer que le régime islamique remplit bien ses engagements. L'accord de Genève prévoit notamment que ses inspecteurs puissent vérifier les installations iraniennes sur une base quotidienne.

Certaines grandes puissances soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de la bombe atomique sous couvert de son programme civil, ce que la République islamique a toujours nié.

Le Groupe des 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) a mis en place "un comité conjoint qui doit travailler avec l'AIEA afin de faciliter le règlement des inquiétudes présentes et passées" sur le nucléaire iranien, a rappelé le Japonais dans son discours.

"Nous saluons toute coopération que les Etats-membres, y compris ceux faisant partie du comité (...) souhaitent apporter", a-t-il indiqué. "Mais il va sans dire que l'agence va continuer à agir de manière indépendante, en accord avec ses statuts", a-t-il précisé.

ilp/cs/abk

Some "Board members have commited themselves to provide the necessary ressources that might be needed to carry out the six months activities"

"The USA will provide a substantial contribution"

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