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Ukraine: l'opposition, déçue des propositions de Ianoukovitch, reste mobilisée

23/01/2014 06:26 EST | Actualisé 25/03/2014 05:12 EDT

Les chefs de file de l'opposition ont fait par de leur déception jeudi après les négociations avec le président ukrainien Viktor Ianoukovitch, qui se sont soldées par de modestes concessions, appelant les manifestants à rester mobilisés sans effusion de sang.

A l'issue de quatre heures de pourparlers, l'un des leaders du mouvement, Arseni Arseniouk avait estimé qu'il existait de "fortes chances" de "mettre fin au bain de sang". Il s'est montré, comme les autres dirigeants de l'opposition, bien plus tempéré peu après face aux manifestants réunis par milliers place de l'Indépendance.

"Je sais à quel point la situation est tendue, je sais à quel point les attentes sont grandes, je sais que beaucoup vont être déçus", a déclaré l'ancien boxeur Vitali Klitschko.

"La seule chose que nous avons obtenu de notre rencontre avec Ianoukovitch, c'est une promesse de libérer tous les militants", a-t-il expliqué, rapportant que le président avait rejeté toute démission de sa part ou du gouvernement.

Le nationaliste Oleg Tiagnybok a ajouté que le président avait proposé à l'opposition de libérer la rue Grouchevski, théâtre des violentes scènes de guérilla urbaine depuis dimanche en échange de la tranquillité sur la place de l'Indépendance, occupée depuis deux mois quelques centaines de mètres plus loin.

Le ministère de l'Intérieur a confirmé ces deux annonces dans un communiqué.

De nouvelles négociations doivent se tenir, sans que l'on sache précisément quand. Le président a demandé jeudi la convocation d'une session extraordinaire du Parlement, prévue mardi.

"Nous n'allons pas nous rendre", a martelé M. Klitschko, affirmant qu'il était "possible de changer le pouvoir sans effusion de sang" mais disant craindre la perte de nouvelles vies humaines.

"Nous maintenons la garde, aucun pas en arrière", a renchéri Arseni Iatseniouk, du parti de l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko.

L'opposition avait mis la pression sur le pouvoir avant ces pourparlers, qui interviennent après plusieurs jours de violents combats qui ont fait cinq morts mercredi.

gmo/ob

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