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Projet de nouvelle convention entre la France et le lycée français de Mexico

23/01/2014 07:43 EST | Actualisé 25/03/2014 05:12 EDT

Les autorités françaises et le lycée franco-mexicain ont décidé d'actualiser la Convention qui les unit après les protestations fin 2013 contre un projet de déconventionnement de l'établissement scolaire français de Mexico, l'un des plus importants à l'étranger.

Dans un communiqué commun publié jeudi, l'ambassade de France à Mexico, l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) et le Lycée franco-mexicain, indiquent avoir signé un protocole visant à "actualiser la convention en vigueur, signée en 2002, afin de l'adapter à la situation qui prévaut au Mexique aujourd'hui".

Ce protocole prévoit en particulier "le maintien de la présence de personnel titulaire de l'Education nationale dans une proportion similaire à l'actuelle".

Le lycée franco-mexicain, qui accueille 3.500 élève compte actuellement quelque 250 enseignants dont 13 enseignants français expatriés et 85 titulaires de l'Education nationale française, "résidents" au Mexique.

Le protocole envisage "la préservation du personnel expatrié nommé et rémunéré par l'AEFE", mais il prévoit la "transformation du statut de résident en recrutement de droit local, tout en conservant le niveau de rémunération actuel et en préservant l'évolution de leur carrière".

Interrogé par l'AFP, le consul de France à Mexico, Géral Martin, a précisé qu'il était prévu que ce nouveau statut local se traduirait par la proposition aux 85 enseignants concernés d'un contrat d'une durée de deux ans renouvelables.

Le Conseil d'administration du Lycée franco-mexicain avait décidé le 11 novembre de rompre la convention avec la France à partir de la rentrée scolaire de septembre 2014. Le président du conseil d'administration du lycée, Claude Le Brun avait expliqué à l'AFP que cette décision avait été causée par la hausse des charges imposées au lycée par Paris.

Cette décision avait provoqué l'inquiétude de parents qui avaient manifesté devant l'établissement et une grève des enseignants français début décembre. Le Quai d'Orsay avait de son côté fait état en décembre de son souhait d'un "maintien de la convention actuelle".

jcb/ob

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