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Pas assez de normes-incendie pour protéger les aînés, avance leur Fédération

23/01/2014 07:53 EST | Actualisé 25/03/2014 05:12 EDT

La Fédération des aînés francophones du Canada croit que les normes de sécurité en cas d'incendie pourraient être plus sévères dans les résidences pour personnes âgées.

Le président de l'organisme, Michel Vézina, réagit ainsi à l'incendie qui a ravagé une résidence pour personnes âgées jeudi matin à L'Isle-Verte, au Québec.

M. Vézina soutient que les normes existantes en cas d'incendie ou de catastrophe sont difficiles à mettre en oeuvre.

« Il n'y a jamais assez de normes pour protéger les aînés qui sont, comme on l'a vu ce matin [jeudi], à mobilité très réduite, alors ça devient encore plus préoccupant »

La Fédération des aînés francophones du Canada compte faire pression auprès du gouvernement fédéral pour renforcer les normes de sécurité pour les aînés en cas d'incendie ou de catastrophe.

Règles très strictes en Saskatchewan

Luc Durand, inspecteur en prévention d'incendie et enquêteur auprès du service d'incendie de Saskatoon, soutient que les normes en matière de prévention des incendies sont très strictes en Saskatchewan.

Il souligne que la province respecte le Code national du bâtiment adopté en 2010 qui comprend des normes rigoureuses pour la prévention des incendies. Celles-ci varient selon le type de bâtiments et d'occupants.

Plus les occupants sont nombreux et vulnérables, plus les règles sont sévères, selon lui. Elles touchent, entre autres, les systèmes de gicleurs, les alarmes, les génératrices, et les lumières d'urgence.

« C'est du monde [les aînés] qui doit avoir un service ou devrait être sous la surveillance de quelqu'un d'autre. Ils ne sont pas autonomes comme quelqu'un qui demeure dans sa propre résidence à la maison. Les normes deviennent assez sévères », fait valoir Luc Durand.

Les inspecteurs des services d'incendie s'assurent que les normes spécifiques aux résidences pour personnes âgées d'une cinquantaine de logements, comme celle qui a brûlé à L'Isle-Verte, sont respectées.

Des inspections surprises sont faites chaque année ou tous les deux ans, selon M. Durand. Le service d'incendie travaille aussi avec les employés et les résidents des centres de soins de longue durée pour s'assurer que tout le monde connaît le plan d'urgence en cas d'incendie.

Sentiment de sécurité

Léona Vertefeuille, une aînée fransaskoise de 75 ans, se sent en sécurité au centre de soins de longue durée Santa Maria de Regina où elle habite depuis sept ans.

Mme Vertefeuille connaît aussi la procédure à suivre en cas d'incendie

« S'il y a un feu, on est supposés rester dans notre chambre. Comme ça, ils savent où la personne est, et faut garder la porte fermée. Comme ça, c'est mieux pour tout le monde. »

Elle affirme que les détecteurs de fumée dans les couloirs sont vérifiés tous les jours et que ceux dans les chambres sont testés tous les mois.

Elle est certaine qu'un employé viendra la secourir si un incendie se déclarait dans sa chambre.

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