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Merkel demande à Ianoukovitch un retrait des lois contre les manifestations en Ukraine

23/01/2014 02:20 EST | Actualisé 25/03/2014 05:12 EDT

La chancelière allemande Angela Merkel a accentué la pression sur le président ukrainien Viktor Ianoukovitch, lui demandant par téléphone jeudi de retirer les lois limitant les droits des citoyens à manifester.

"La chancelière a lancé un appel pressant au président pour qu'il conduise un dialogue sérieux avec l'opposition et aboutisse à des résultats concrets, dont (...) le retrait des lois (...) qui limitent les droits des citoyens", selon un communiqué de la chancellerie précisant que Mme Merkel avait téléphoné jeudi après-midi à M. Ianoukovitch.

Les lois qui durcissent les sanctions contre les manifestants ont été publiées mardi au journal officiel ukrainien. L'adoption de ces dernières la semaine d'avant avait relancé la mobilisation de l'opposition.

Selon le communiqué de la chancellerie allemande, Mme Merkel "a exprimé son émotion quant aux récents accès de violence à Kiev et les a condamnés avec force", lors de son entretien téléphonique avec le dirigeant ukrainien.

Elle a "insisté sur la responsabilité de l'Etat de protéger la liberté d'expression et les manifestations pacifiques", précise la chancellerie.

Plus tôt dans la journée, Mme Merkel avait critiqué le gouvernement ukrainien et lui avait demandé de "protéger la vie" des manifestants après les violences, tout en rejetant l'idée de sanctions contre lui, lors d'un point de presse, à l'issue d'un séminaire gouvernemental à Meseberg, près de Berlin.

"Nous demandons au gouvernement ukrainien de garantir les libertés fondamentales, et particulièrement (...) le droit de manifester pacifiquement, de protéger la vie (des manifestants), de ne pas faire usage de violences", avait-elle dit.

La chancelière avait toutefois adopté une attitude plus mesurée que l'Union européenne en rejetant l'idée de sanctions contre Kiev.

"Nous en avons parlé et aussi bien le ministre des Affaires étrangères (Frank-Walter Steinmeier) que moi estimons que des sanctions ne sont pas à l'ordre du jour pour le moment", avait-elle déclaré.

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, se rendra la semaine prochaine à Kiev pour rencontrer le président ukrainien Viktor Ianoukovitch et les responsables de l'opposition, afin de faciliter le "dialogue" en vue d'une "solution politique" à la crise.

clp/bir

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