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Le président iranien préconise l'organisation d'élections libres et démocratiques en Syrie

23/01/2014 05:09 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT

Le président iranien Hassan Rohani a déclaré jeudi à Davos que la "meilleure solution" pour la Syrie était "d'organiser des élections libres et démocratiques" dans le pays, sans ingérences extérieures.

Au lendemain de pourparlers tendus et peu concluants sur la crise syrienne à Montreux (Suisse), le président iranien, s'exprimant devant le Forum économique de Davos, a jugé que "la meilleure solution, c'est d'organiser des élections libres et démocratiques à l'intérieur de la Syrie". "Aucun parti ou puissance extérieurs ne devrait décider à la place du peuple syrien et de la Syrie en tant que pays".

L'Iran n'a finalement pas été invité à Montreux, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon ayant retiré son invitation à Téhéran, car le pays a refusé d'accepter ouvertement le principe d'une transition politique en Syrie associant des représentants du régime et de l'opposition.

Ceux-ci doivent se retrouver vendredi à Genève sous l'égide du médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi.

Parlant d'une "situation misérable en Syrie", Hassan Rohani a indiqué qu'elle était "triste en raison de la présence de terroristes, se déversant en Syrie et tuant des innocents". Le président a repris la terminologie du régime de Bachar al-Assad, son allié, qui qualifie l'ensemble des combattants de l'opposition de "terroristes".

Dans le dossier nucléaire, Hassan Rohani a qualifié de "développement majeur depuis la Révolution islamique" l'accord conclu à Genève en novembre avec les Cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne, sous la houlette de Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne.

"L'Iran n'a jamais désiré avoir une bombe atomique, et dans le futur non plus", a dit M. Rohani, soucieux de rassurer ses auditeurs à Davos, regroupant l'élite économique et politique mondiale. La communauté internationale soupçonne le pays de poursuivre un programme nucléaire militaire sous couvert de son programme civil.

M. Rohani est également venu pour convaincre les investisseurs d'affluer en Iran, doté de vastes ressources énergétiques, après la levée de certaines sanctions internationales.

Aux termes de l'accord de novembre, entré en vigueur ce mois-ci, des activités nucléaires de Téhéran sont partiellement gelées, en échange de la levée partielle de sanctions internationales, notamment dans le domaine pétrolier.

Sur le plan international, Téhéran souhaite "approfondir ses liens avec les pays voisins" et "coopérer avec les Etats européens", a dit le haut responsable iranien, partant du constat qu'"aucun pays ne peut résoudre ses problèmes, seul". "Nous sommes tous dans le même bateau", a-t-il dit.

Parmi les Etats voisins dont il souhaite se rapprocher, M. Rohani a cité notamment la Turquie, l'Irak, le Pakistan, l'Afghanistan, les pays d'Asie centrale, ainsi que "la région du Caucase". Il a précisé ensuite, en réponse à une question, que tous les pays ayant reconnu officiellement la République islamique étaient concernés par l'ouverture de son pays.

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