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Coupe du monde - Kitzbühel: Hirscher entre dans la danse du Hahnenkamm chamboulé

23/01/2014 09:46 EST | Actualisé 25/03/2014 05:12 EDT

Pour sauver les épreuves de vitesse de Kitzbühel, l'étape la plus prisée de la Coupe du monde de ski alpin, les organisateurs ont bouleversé le programme, avec le slalom vendredi en ouverture, occasion pour l'Autrichien Marcel Hirscher de dépasser le Norvégien Aksel Lund Svindal, qui le précède au classement général (757 à 735 pts).

Dans le but de rester au contact, le Salzbourgeois a aussi décidé de participer dimanche au super-G, afin de pouvoir jouer ses chances en super-combiné.

Le slalom devrait avoir lieu sous la neige, ce qui ne met pas a priori en péril sa tenue.

Les dernières prévisions météo annoncent néanmoins une pause des précipitations, et même du soleil, samedi, jour de la descente-reine. Le super-G et le super-combiné, initialement prévus vendredi, ont été repoussés au dimanche. Avec le voile de légères chutes de neige.

"Ca ne change pas grand-chose"

"Le changement de programme, ça ne change pas grand-chose. Ca nous remplace une course par une autre", remarque le jeune Français Alexis Pinturault, vainqueur dimanche dernier du slalom à Wengen.

Comme Hirscher et Pinturault, l'Américain Ted Ligety s'est engagé en super-G pour jouer les premiers rôles en super-combiné, épreuve qu'il a remportée la semaine dernière à Wengen.

"Je suis excité et curieux de voir ce que je peux faire en super-G, une épreuve qui m'est plus favorable que la descente", souligne le triple champion du monde de Schladming, en février 2013.

Si le slalom se trouve, pour des raisons météorologiques, projeté à l'attention immédiate, c'est bien la descente, joyau des courses du Hahnenkamm, qui préoccupe les responsables locaux et de la Fédération internationale de ski (FIS).

Sauver la Streif

Ils n'ont pas ménagé leurs efforts et les rotations des hélicoptères pour apporter, au prix fort (quelque 200.000 euros), des centaines de tonnes de neige sur le dévers final en fin de semaine dernière.

La neige de culture s'est transformée en cristaux sous l'effet des températures printanières. Aussi les organisateurs ont voulu préserver ce haut-lieu lors de l'unique entraînement, jeudi, par une dérivation sur la piste de slalom.

Ils se réservent ainsi la possibilité, samedi, d'ouvrir la traverse à la course. Au prix d'un entraînement partiel en début de matinée.

En attendant, l'Américain Bode Miller a survolé la concurrence lors de la course en +blanc+. Le vétéran (36 ans) a devancé de 96/100e de seconde le Norvégien Norvégien Aksel Lund Svindal, leader du classement général, et relégué à 2 sec 35/100e l'Autrichien Hannes Reichelt.

"Je suis monté très haut dans les virages, au Steilhang et au Seidlalm, perdant un peu de vitesse. Ca permet d'en gagner ensuite beaucoup dans la pente", a expliqué l'artiste de la Côte Est.

Un objectif

Et le quadruple champion du monde d'ajouter: "Cette saison, Kitzbühel est un objectif". On peut le croire: deuxième sur la Streif en 2008 et 2011, chaque fois derrière le Suisse Didier Cuche, désormais retraité, le funambule du New Hampshire aspire à la victoire.

Comme d'ailleurs Svindal. Vainqueur du super-G en 2013, le Viking n'est pas encore monté sur le podium d'une descente au bas de la Streif. "Ca me manque", consent-il.

Le programme:

Vendredi 24 janvier: slalom (1re manche à 11h00 GMT, seconde à 16h00 GMT)

Samedi 25 janvier: descente (10h45 GMT)

Dimanche 26 janvier: super-G (09h15 GMT), super-combiné (manche de slalom à 14h15 GMT)

asc/dhe

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