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Coderre rassembleur devant la Communauté métropolitaine

23/01/2014 05:39 EST | Actualisé 25/03/2014 05:12 EDT

Le maire de Montréal encourage les élus de la région métropolitaine à parler d'une seule voix pour être mieux entendus à Québec et Ottawa, de même que pour solliciter des investissements.

Denis Coderre présidait jeudi matin la première assemblée de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) depuis les élections municipales de novembre dernier.

D'entrée de jeu, il a lancé un appel à la concertation aux élus municipaux, qui représentent près de 4 millions de citoyens.

« Trop longtemps, c'était diviser pour régner. Trop longtemps, on avait la perception d'esprit de clocher. Il est temps de faire autrement », a soutenu Denis Coderre.

Le message a été très bien reçu par plusieurs maires de la région.

« On amorce avec M. Coderre, le président de la CMM, vraiment une nouvelle ère. En tout cas, moi, je me sens très en confiance », affirme Chantal Deschamps, mairesse de Repentigny.

« On le regarde aller, et jusqu'à maintenant, c'est très positif. On va travailler ensemble, on va apprendre à se faire confiance », dit de son côté Paul Larocque, maire de Bois-des-Filion.

Lors de l'assemblée, Denis Coderre a rappelé son intention de renverser la décision d'Ottawa pour qu'il n'y ait pas de péage sur le nouveau pont Champlain. Il a également évoqué un nouveau front, soit la bataille pour le maintien de l'aide fédérale pour le financement de milliers de logements sociaux.

« On vit encore une menace du gouvernement canadien. J'ai hâte d'y retourner pour les brasser un peu. Il y a un manque à gagner de 550 millions de dollars sur les 20 prochaines années, toute la question des HLM et des suppléments au loyer. »

Denis Coderre prévoit se rendre bientôt à Ottawa pour défendre ses dossiers auprès du premier ministre Stephen Harper.

L'opposition officielle « prudente »

« Plus souvent qu'à son tour, Montréal s'est fait prendre dans le piège du consensus de la CMM. La réalité, c'est que l'île de Montréal perd annuellement 20 000 habitants au profit des autres villes de la CMM, ce qui s'y traduit par une création d'emplois 60 fois supérieure qu'à Montréal », a réagi le chef de l'opposition officielle à la Ville de Montréal, Richard Bergeron.

« Tant que le maire de Montréal n'osera pas soulever le sujet de l'équité de la répartition du développement urbain et de la richesse sur le territoire de la grande région métropolitaine, nous demeurerons méfiants face à innombrables consensus qui, depuis sa création, ont marqué la vie de la CMM », a-t-il ajouté.

« Au fil des 13 dernières années, de nombreux dossiers ont effectivement fait l'objet de consensus au sein de la CMM, sans toutefois se traduire par des actions concrètes, tant au niveau des municipalités partenaires qu'au niveau du gouvernement du Québec. Par exemple, nous n'avons qu'à penser aux nombreux consensus qui se sont dégagés au Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD), sur le transfert de la taxe sur l'essence, sur la hausse essentielle des investissements en transport collectif et la valorisation des résidus organiques », ajoute l'opposition officielle.

D'après le reportage de Benoît Chapdelaine.

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