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Afrique du Sud/platine: le gouvernement va réunir les partenaires sociaux pour négocier

23/01/2014 07:39 EST | Actualisé 25/03/2014 05:12 EDT

Le gouvernement sud-africain veut organiser au plus vite des négociations entre patronat et syndicat des mines de platine pour tenter de trouver un accord salarial et mettre un terme à la grève entamée jeudi matin, a annoncé à l'AFP un porte-parole du ministère du Travail.

"C'est une réunion de médiation entre les syndicats et les propriétaires des mines", a dit le porte-parole Musa Zondi, précisant qu'une invitation avait été lancée pour vendredi.

Le syndicat Amcu, à l'origine de la grève, a accepté l'idée: "Tous les leaders de section qui sont les négociateurs prendront part aux négociations", a déclaré le président d'Amcu Joseph Mathunjwa lors d'un meeting avec les mineurs à Marikana (nord).

Soucieux de ne pas voir la grève s'éterniser, le gouvernement avait déjà fait connaître son intention de tenter une médiation. "Nous avons proposé une date et une heure", a précisé jeudi le ministère du Travail. "Nous attendons que les autres parties reviennent vers nous. (...) Nous avons proposé 10H00 demain matin" (08H00 GMT vendredi).

Les grandes grèves de 2012 dans la "ceinture de platine" de Rustenburg (nord) avaient affecté l'économie nationale et contribué à la chute de la croissance.

Les sites sud-africains des trois premiers producteurs mondiaux de platine étaient quasiment à l'arrêt jeudi, après l'arrêt de travail des mineurs qui réclament de substantielles augmentations de salaires.

Amcu, syndicat radical et majoritaire dans les mines de platine qui fournissent environ 70% de la production mondiale, réclame un salaire de base de 12.500 rands (environ 840 euros) par mois, soit presque deux fois et demie le niveau actuel, ce que les patrons jugent "irréaliste", la branche, faiblement mécanisée, employant des dizaines de milliers de personnes très peu qualifiées.

Les trois groupes touchés sont Anglo American Platinum (Amplats), Impala Platinum (Implats) et Lonmin, respectivement numéro un, deux et trois mondiaux du secteur.

M. Mathunjwa a répété que la revendication de départ était 12.500 rands comme salaire de base.

"C'est une négociation", a-t-il cependant admis. "Ce sont les revendications que nous présentons aux employeurs. Ensuite, ça dépend de ce qu'ils mettront sur la table. S'ils ont une contre-offre, nous la présenterons à nos adhérents et nos adhérents prendront la décision" d'arrêter le mouvement ou pas.

En attendant, a-t-il confirmé, "la grève continue".

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