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Une invention de Québec voyage dans l'espace

22/01/2014 01:50 EST | Actualisé 23/03/2014 05:12 EDT

Alors que le temps d'attente moyen en urgence était de 17 heures 30 minutes au Québec l'an dernier, dans l'espace, des astronautes malades obtenaient un diagnostic en dix minutes.

Leur secret? Le Microflow : un appareil à fibre optique, à peine plus gros qu'une boîte à chaussure, capable de déterminer la nature d'une maladie dans un temps record.

Une invention de l'Institut national d'optique (INO) de Québec, déjà largement applaudit par le désormais célèbre Chris Hadfield, qui a été le premier à expérimenter le nouvel outil, alors qu'il était commandant de la station spatiale internationale.

La technologie est composée de deux fibres, plus petites qu'un cheveu, qui sont connectées ensemble. « On a percé un trou dans la fibre optique pour permettre au liquide de passer et ça va dans l'instrument. L'analyse se fait de façon automatique sans avoir besoin de l'interprétation d'un spécialiste », explique le PDG de L'INO, Jean-Yves Roy.

En fait, ce qu'on appelle dans le jargon le cytomètre en flux était déjà utilisé dans les hôpitaux, mais c'était sa taille, énorme, qui posait problème. L'Agence spatiale canadienne et la NASA ont donc demandé à l'INO de concevoir un cytomètre « de poche », adapté pour l'espace.  

La NASA avait néanmoins émis de sérieux doutes quant aux chances qu'avait l'INO de réussir à développer la technologie dans le délai de 18 mois.

Contre toute attente : 18 mois plus tard, c'était mission accomplie pour l'équipe de l'institut de Québec.

De passage à Québec, mercredi, pour célébrer les 25 ans de l'INO, Chris Hadfield a expliqué qu'il s'agissait d'une avancée indispensable, d'autant plus que les séjours dans l'espace sont de plus en plus longs.

« Vers la lune, vers Mars, c'est nécessaire de savoir les changements de la santé pendant quelques mois, pendant quelques années, dans l'apesanteur, cet environnement est différent », note-t-il.

L'INO a fait breveter l'invention. Ses responsables ont savouré leur succès dans l'espace, mais ils reviennent maintenant sur terre. Une entreprise a été créée à Québec afin de commercialiser les applications terrestres du cytomètre.

L'INO estime que le Microflow pourrait être très utile notamment en région éloignée ou dans les hôpitaux débordés.

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