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Syrie: sept ONG appellent l'ONU à tout faire pour résoudre la crise

22/01/2014 05:51 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT

Sept organisations humanitaires et de défense des droits de l'Homme ont lancé mercredi à Davos (Suisse) un appel à la communauté internationale à faire pression sur les belligérants en Syrie et les pays voisins pour un règlement de la crise, tandis que s'est ouverte une conférence de paix à Montreux, également en Suisse.

"La réputation des Nations unies et des membres du Conseil de sécurité est en jeu s'ils ne peuvent démontrer leur détermination à résoudre la crise et, d'ici là, à s'assurer que des mesures soient prises pour que l'aide humanitaire atteigne rapidement ceux qui en ont besoin", ont déclaré les dirigeants d'Amnesty International, Human Rights Watch, Oxfam International, Save the Children, Care USA, Mercy Corps et World Vision.

Winnie Byanyima, directrice d'Oxfam international, a demandé "davantage de pressions internationales sur les puissances régionales" qu'elles n'a toutefois pas désignées. "La paix est pour une grande part entre les mains des dirigeants régionaux", a-t-elle déclaré, lors d'un point-presse, en marge du Forum économique de Davos. L'Iran et l'Arabie saoudite sont les deux grandes puissances régionales, Téhéran soutenant le régime syrien de Bachar al-Assad, Ryad aidant l'opposition, armée et politique.

Exprimant un espoir mesuré, les sept responsables des ONG ont accueilli avec satisfaction l'ouverture de la conférence de Genève II, "une première rencontre entre des représentants du régime syrien et l'opposition qui pourrait être, nous l'espérons, le premier pas vers une paix durable".

"Parvenir à une paix négociée sera difficile, ont-ils affirmé dans une déclaration commune, mais s'engager à ce que l'aide humanitaire atteigne ceux dans le besoin ne devrait pas l'être".

"Nous appelons la communauté internationale à soutenir le peuple de Syrie qui endure la pire crise humanitaire de notre temps", ont-ils encore affirmé. "La moitié du pays dépend désormais de l'aide humanitaire et des millions d'entre eux n'ont pas accès à cette assistance. Dans certaines régions, ils endurent la maladie et meurent de faim. La situation actuelle est inacceptable et défie les normes d'un monde civilisé", ont-ils déploré.

Le secrétaire général d'Amnesty international Salil Shetty qui arrivait de Bruxelles, a pour sa part fustigé "l'hypocrisie" de nombre de dirigeants européens, face aux demandes d'asile de réfugiés syriens. Il a rappelé que demander l'asile était un "droit" que "ne respectent pas beaucoup de dirigeants européens". Il a réclamé des "gestes tangibles" de leur part.

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