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Syrie: le pape prie pour le succès de la conférence de Montreux

22/01/2014 05:02 EST | Actualisé 23/03/2014 05:12 EDT

Le pape François a prié mercredi pour le succès de la conférence internationale de paix sur la Syrie qui s'est ouverte à Montreux (Suisse) et à laquelle le Vatican participe, appelant à la "fin des violences".

"Je prie le Seigneur pour qu'il touche le coeur de tous, afin que, cherchant uniquement le bien majeur du peuple syrien, tellement éprouvé, ils n'épargnent aucun effort pour parvenir d'urgence à la cessation de la violence et à la fin du conflit", a affirmé le pape lors de l'audience générale, devant 13.000 fidèles sur la place Saint-Pierre.

"Je souhaite que la chère nation syrienne puisse emprunter un chemin résolu de réconciliation, de concorde et de reconstruction, avec la participation de tous les citoyens, où chacun puisse trouver dans l'autre non pas un ennemi, non pas un concurrent, mais un frère à accueillir et embrasser", a ajouté le pape argentin.

Les délégations syriennes et les responsables de la diplomatie des grandes puissances mondiales sont réunis à Montreux (Suisse) pour la première phase de la Conférence dite de "Genève 2".

Avec plus de 130.000 morts et des millions de réfugiés et de déplacés, le conflit a suscité depuis le début, au printemps 2011 toute l'attention du Vatican.

Le Saint-Siège a été invité à participer aux travaux. La délégation sera composée de Mgr Silvano Tomasi, représentant auprès de l'ONU et de ses organisations spécialisées à Genève, et de Mgr Alberto Ortega Marti, membre de la Secrétairerie d'Etat ("gouvernement du Vatican").

En Syrie, la minorité chrétienne s'est rangée en majorité du côté du régime Assad, en raison des craintes suscitée par les islamistes. Le Vatican défend le droit des chrétiens de très vieille souche à rester sur la terre de leurs ancêtres et un modèle de coexistence confessionnelle et communautaire, comme au Liban.

Depuis la journée de prière et de jeûne décrétée début septembre pour la Syrie, François a mobilisé sa diplomatie, ses experts et les oeuvres humanitaires de l'Eglise, notamment dans l'aide aux millions de réfugiés en Jordanie et au Liban.

Mais, en dépit du prestige du pape auprès des chrétiens et des musulmans de la région, la marge de manoeuvre du Vatican reste faible.

Evoquant la conférence de Montreux sur Radio Vatican, le nonce à Damas, Mgr Mario Zenari, très actif depuis le début du conflit pour tenter de construire des ponts entre belligérants, a estimé que "le seul fait qu'ils se rencontrent est déjà quelque chose", espérant qu'"il soit mis fin à l'avalanche de morts et de destruction" et que "le droit humanitaire sera restauré".

Il y a dix jours, le Vatican avait réuni des experts catholiques et non catholiques, qui avaient recommandé l'implication de toutes les confessions et communautés du pays dans une solution pacifique, et l'implication de tous les acteurs régionaux, dont l'Iran.

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