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Soudan du Sud: les pays de la région approuvent l'envoi d'une force

22/01/2014 09:48 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT

Les pays de la région pourraient participer au renforcement décidé fin décembre de la Mission de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss), où un conflit entre factions du régime et de l'armée fait rage depuis mi-décembre, a annoncé mercredi la chef de la diplomatie kényane.

"Le Conseil de sécurité a (...) adopté (fin décembre) une résolution autorisant le déploiement de 5.500 hommes" supplémentaires au sein de la Minuss, a rappelé Amina Mohammed. "Certains pays ont déjà accepté d'envoyer des troupes, d'autres y réfléchissent (...) Nous avons aussi été approchés pour fournir des troupes, comme d'autres pays d'Afrique et hors d'Afrique", a-t-elle ajouté, sans préciser si le Kenya avait pris une décision.

"Si la résolution du Conseil de sécurité est mise en oeuvre, oui il y aura 5.500 soldats (...) pour soutenir la surveillance, la vérification de la cessation des hostilités, pour faire en sorte que la paix et la normalité reviennent en République du Soudan du Sud", a-t-elle ajouté.

L'armée sud-soudanaise loyale au président Salva Kiir affronte depuis le 15 décembre au Soudan du Sud des militaires fidèles à son ancien vice-président Riek Machar, limogé en juillet.

Des négociations, sous l'égide de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad, qui regroupe sept pays de la région), sont en cours à Addis Abeba et les médiateurs ont récemment soumis aux parties deux projets de texte en vue d'un cessez-le-feu.

Les textes ne sont pour l'heure pas signés et les combats continuent au Soudan du Sud, où de nombreuses atrocités, imputables aux deux camps, ont été signalées.

L'Ouganda - membre de l'Igad - a officiellement admis mi-janvier que des soldats ougandais participaient aux combats au côté de l'armée sud-soudanaise contre les forces pro-Machar, sans préciser leur nombre.

Un sommet extraordinaire de l'Igad, prévu jeudi à Juba, a finalement été annulé 48 heures avant. La diplomatie sud-soudanaise a expliqué cette annulation par la proximité du Sommet de l'Union africaine fin janvier, qui se penchera sur la crise en cours au Soudan du Sud.

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