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Nouvelle offensive de l'armée contre les Farc en Colombie

22/01/2014 12:11 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT

Cinq guérilleros des Farc ont été tués mercredi en Colombie lors d'une nouvelle offensive de l'armée qui a récemment renforcé ses opérations contre la rébellion marxiste, malgré les négociations de paix en cours.

Les combats se sont déroulés dans la province de Meta (centre), portant à 26 le nombre de combattants des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) abattus par l'armée depuis dimanche dans différentes régions du pays, a annoncé à l'AFP une source militaire.

"Cinq guérilleros ont été tués lors d'une opération dans le Meta", a-t-on indiqué, en précisant que huit autres avaient été capturés.

Cette offensive survient au lendemain de combats qui avaient fait sept morts dans les rangs des Farc dans la province de Tolima (centre) et trois jours après un bombardement qui en avait tué quatorze dans celle de Arauca (nord-est), près de la frontière avec le Venezuela.

Les hostilités se sont intensifiées ces dernières semaines avec la principale guérilla colombienne, alors que des pourparlers se poursuivent depuis plus d'un an afin de résoudre le plus vieux conflit d'Amérique latine, qui a fait plusieurs centaines de milliers de morts en près d'un demi-siècle.

En visite officielle en Espagne, le président colombien Juan Manuel Santos a de nouveau félicité l'armée pour ces résultats, tout en rappelant sa volonté d'aboutir à un accord de paix à l'issue des négociations qui ont lieu à Cuba.

"L'offensive continue mais en même temps nous cherchons à négocier afin que toute cette violence, qui a ensanglanté le pays depuis 50 ans, soit mise de côté et que nous puissions continuer à le développer sans violence", a-t-il déclaré.

Depuis le début des pourparlers, le chef de l'État a exclu tout cessez-le-feu afin de maintenir la pression sur la rébellion qui, de son côté, a déjà observé deux trêves unilatérales temporaires durant la période de Noël.

En marge d'un forum à Madrid, le président Santos a toutefois exprimé sa crainte d'une menace pour la paix avec les Farc. "Ce qui me préoccupe, c'est qu'elles commettent un acte irrationnel, un attentat contre un personne très importante, quelque chose qui ferait éclater le processus en mille morceaux", a-t-il dit.

Depuis Cuba, le chef de la délégation des Farc pour les négociations, Ivan Marquez, a lui ausi réagi en dénonçant les meurtres de plusieurs activistes de gauche en Colombie, demandant au gouvernement d'y mettre fin sous peine que "le processus de paix ne se termine en farce".

Selon lui, quelque 29 militants de la "Marche patriotique", un mouvement de gauche proche des Farc, ont été tués depuis deux ans.

Fondées en 1964, les Farc comptent encore selon les autorités entre 7.000 et 8.000 combattants, essentiellement repliés dans les régions rurales de la Colombie.

Les négociations menés à Cuba ont déjà abouti à des accords préalables sur la nécessité d'une réforme agraire et sur la participation des ex-guérilleros à la vie politique. Elle doivent encore régler les questions des trafics illicites, de l'abandon des armes et des réparations pour les victimes.

an/pz/gg

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