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Maliki appelle les habitants d'Anbar à "prendre position" contre les insurgés

22/01/2014 07:15 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a appelé mercredi les habitants de la province d'Al-Anbar (ouest) à "prendre position" contre les insurgés ayant pris le contrôle début janvier de zones urbaines.

"Je demande à la population de la province --aux tribus, aux notables, à ceux qui vivent là-- de se tenir prêts à prendre position, à agir sérieusement contre ces malfrats", a-t-il affirmé lors de son discours télévisé hebdomadaire.

Evoquant la situation à Fallouja, à 60 km à l'ouest de Bagdad, entièrement sous le contrôle d'insurgés, dont des combattants de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, lié à Al-Qaïda), il a martelé: "Il est temps d'en finir avec cette question, et de mettre fin à la présence de gangs dans cette ville et de sauver les habitants du diable".

Mercredi, les forces irakiennes - soldats, policiers, forces spéciales- appuyées par des membres de tribus soutenant le gouvernement poursuivaient leur assaut débuté dimanche contre Ramadi, à une centaine de km à ouest de Bagdad, où les insurgés ont pris plusieurs quartiers, selon un correspondant de l'AFP sur place.

L'armée a indiqué dans un communiqué que 13 insurgés y avaient été tués mardi dans des échanges de tirs.

A Fallouja, des bombardements ont visé le sud et le centre de la ville et fait cinq blessés mercredi. Des habitants ont accusé l'armée de ce pilonnage, mais des responsables de la Défense ont nié.

Alors que le gouvernement désignait jusqu'à récemment les combattants anti-gouvernementaux comme des membres d'Al-Qaïda, il utilise maintenant une autre terminologie, comme celle de "gangs".

Outre l'EIIL, d'autres groupes insurgés et des membres de tribus hostiles au gouvernement sont impliqués dans les heurts dans la province.

Des diplomates, dont le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, ont appelé les autorités irakiennes à oeuvrer en faveur d'une réconciliation nationale, les insurgés étant enhardis par le mécontentement de la minorité sunnite qui s'estime discriminée par le gouvernement dominé par les chiites. Mais alors que des élections législatives sont prévues en avril, M. Maliki a opté pour une ligne dure.

Ailleurs dans le pays, les violences ont fait huit morts mercredi, selon des sources médicales et au sein des services de sécurité.

Dans la périphérie ouest de Bagdad, au moins trois personnes ont été tuées par la chute d'obus de mortier dans un quartier résidentiel, tandis que des attaques dans les régions de Mossoul, Tikrit et Kirkouk (nord) faisaient cinq morts.

Ces violences portent à plus de 700 le bilan des morts en Irak depuis début janvier, selon un décompte de l'AFP établi à partir de sources médicales et officielles. Durant la totalité du mois de janvier 2013, moins de 250 personnes avaient péri.

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