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L'Inde rassurante à Davos sur l'impact de la politique monétaire américaine

22/01/2014 08:39 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT

Le ministre indien des Finances a affirmé mercredi à Davos que son économie avait pris des mesures pour se préparer à la réduction des rachats d'actifs par la Fed, tentant ainsi de rassurer les investisseurs après les secousses sur la roupie en mai dernier.

"Maintenant je pense que nous avons fait beaucoup de préparatifs. Il y aura des conséquences dans les économies en développement et émergentes mais je pense que nous sommes mieux préparé", a affirmé le ministre indien des Finances, Palaniappan Chidambaram.

S'exprimant lors d'un débat au forum économique mondial qui réunit cette semaine le gotha de la politique et de l'économie, il a également dit s'attendre à ce que l'économie indienne atteigne une croissance de l'ordre 6% durant l'exercice 2014- 2015 et s'achemine progressivement vers un taux plus élevé, qui pourrait potentiellement remonter à 8%.

Le ministre a admis qu'il avait été "inquiet" en mai dernier lorsque la Réserve fédérale américaine (Fed) avait laissé entendre qu'elle pourrait réduire son programme de rachat d'actifs de 85 milliards de dollars par mois destiné à soutenir l'économie américaine.

Ces déclarations de la banque centrale américaine avaient immédiatement déclenché de fortes secousses sur les marchés financiers, poussant de nombreux investisseurs à retirer leurs liquidités sur les devises de pays émergents.

Les pays en développement ont bénéficié d'afflux de capitaux importants depuis que la Fed avait lancé, en septembre 2012, une troisième vague d'assouplissement quantitatif.

L'Inde, avec ses finances publiques affaiblies et un taux de croissance à 5%, soit son niveau le plus bas sur une décennie, avait été particulièrement affectée. En août, la roupie indienne avait touché un point bas historique.

Depuis les turbulences de 2012, "nous avons augmenté nos réserves, la roupie est stable et un certain nombre de mesures ont été prises pour apporter la stabilité sur les marchés de capitaux", a-t-il ajouté.

Alors que l'économie indienne affichait une croissance à deux chiffres durant les années fastes, ses performances se sont fortement amenuisées, en raison notamment de taux d'intérêt élevés qui ont freiné les investissements et les dépenses.

Alors que les élections doivent se tenir en mai, M. Chidambaram a mis en lumière le risque d'instabilité politique qui se profile.

Il n'a pas exclut que les résultats des votes ne permettent pas de dégager une majorité claire.

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