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La ministre Élaine Zakaïb sur la sellette

22/01/2014 08:24 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT

Alors que le PLQ réclame sa démission, la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Élaine Zakaïb, s'est défendue d'avoir fermé les yeux sur un système de favoritisme à l'époque où elle était présidente des Fonds régionaux de solidarité FTQ.

Dans des extraits d'écoute électronique diffusés à la commission Charbonneau, on entend Mme Zakaïb dire à l'ex-président de la FTQ, Michel Arsenault, que des dossiers d'investissements déposés au Fonds ont été bloqués parce qu'ils étaient en concurrence avec des projets de Tony Accurso.

La ministre Zakaïb se défend d'avoir mal agi. En conférence de presse en début de soirée, elle a reconnu qu'elle avait été témoin de malversations destinées à favoriser les investissements du Fonds dans les entreprises du secteur de la construction appartenant à l'homme d'affaires controversé Tony Accurso.

Elle a toutefois ajouté que dès qu'elle avait eu connaissance d'un détournement de ce qu'elle appelle « les vérifications diligentes », elle a mis fin à ce système.

La ministre a aussi soutenu que cette pratique était en place avant son arrivée en fonction, en 2004.

D'autre part, Élaine Zakaïb assure que durant toutes ses années passées au Fonds de solidarité FTQ, elle a défendu l'intérêt des investisseurs.

Démission exigée

À la lumière de ces révélations, les réactions des partis d'opposition ne se sont pas fait attendre.

La porte-parole de l'opposition officielle en matière d'éthique, Lise Thériault, a demandé la démission de la ministre Élaine Zakaïb. La députée libérale estime que la ministre a fermé les yeux sur un système de collusion.

De leurs côtés, la CAQ et Québec solidaire ont réclamé la suspension de Mme Zakaïb du Conseil des ministres.

« Québec solidaire considère les explications de Mme Zakaib nettement insuffisantes et demande sa suspension immédiate du Conseil des ministres jusqu'à ce que lumière soit faite sur les faits troublants dévoilés », a déclaré Françoise David.

Pierre Duchesne défend sa collègue

En entrevue à l'émission 24/60, le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, a défendu sa collègue péquiste.

« Elle n'a pas permis la collusion, elle n'a rien camouflé », a assuré M. Duchesne. Mme Zakaïb n'a pas d'accordé d'entrevue à 24/60 après sa conférence de presse.

« Moi-même, j'ai essayé de l'appeler, elle n'était pas joignable. [...] Non, on ne la cache pas, elle est allée l'Assemblée nationale faire un point de presse », a dit M. Duchesne pour expliquer l'absence de sa collègue.

Le ministre a ajouté qu'il sera possible d'avoir les détails techniques entourant la conversation de Mme Zakaïb et M. Arsenault.

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