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Grèce: 4 M EUR offerts à qui fera arrêter des "terroristes" en fuite

22/01/2014 10:53 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT

La Grèce va offrir une prime de quatre millions d'euros pour qui permettra d'arrêter des "terroristes" en fuite, a indiqué mercredi le ministre de l'Ordre public, après la disparition récente de plusieurs anciens militants d'extrême gauche.

"Dans la journée, une récompense de quatre millions d'euros sera annoncée pour les terroristes", a indiqué le ministre Nikos Dendias lors d'une visite au corps de la police.

"Le terrorisme est un défi pour notre patrie, l'Etat de droit et l'effort qu'on fait pour relancer l'économie, attirer des investissements (...). Les autorités vont tout faire pour lutter contre le terrorisme", a souligné M. Dendias.

Le 7 janvier, Christodoulos Xiros, 56 ans, qui purgeait plusieurs peines de réclusion à perpétuité en tant que tueur de l'organisation meurtrière d'extrême gauche 17 Novembre (17-N), démantelée en 2002, a disparu à l'occasion d'une permission de neuf jours.

Il y a deux jours, il avait menacé le gouvernement et les médias de nouvelles actions dans un texte qu'on le voit réciter sur un site internet.

Le 17-N, dont les dirigeants et une quinzaine de membres sont en prison, était l'un des plus dangereux groupes extrémistes grecs, à l'idéologie marxiste teintée de nationalisme et d'anti-américanisme. Il avait revendiqué en tout 23 assassinats entre 1975 et 2000, notamment celui du chef d'antenne de la CIA à Athènes, Richard Welch.

Il tire son nom de la révolte étudiante contre la dictature des colonels (1967-74) écrasée dans le sang à Athènes le 17 novembre 1973.

Le gouvernement grec est particulièrement inquiet ces derniers temps de la réapparition de la mouvance extrémiste alors que le pays assume depuis le 1er janvier la présidence semestrielle de l'Union Européenne.

Fin décembre, des tirs de Kalachnikov avaient atteint la résidence de l'ambassadeur d'Allemagne à Athènes, sans faire de victimes, une action condamnée par toute la classe politique grecque.

En 2012, deux autres extrémistes présumés, Nikos Maziotis et sa femme Panayiota Roupa, soupçonnés de faire partie d'une autre organisation, Lutte révolutionnaire, ont disparu après leur mise en liberté conditionnelle dans l'attente de leur procès. Quelques mois plus tard ils ont été condamnés par contumace à plusieurs années de réclusion pour avoir commis "des actions terroristes".

Un communiqué ministériel publié mercredi soir, a précisé que la récompense d'un total de 4 millions concerne quatre cas différents: "La récompense d'un million d'euros sera offerte à qui donnera des informations sur Christodoulos Xiros, Nikos Maziotis, Panayiota Roupa et sur ceux" qui avaient assassiné le 1er novembre deux membres du parti néonazi Aube dorée.

Le meurtre du 1er novembre a été revendiqué quelques jours plus tard au nom d'un groupe d'extrême gauche jusqu'alors inconnu, disant avoir agi en représailles après l'assassinat en septembre d'un musicien antifasciste par un néonazi, crime qui avait choqué la Grèce.

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