VIDEO

Grâce à l'Indonésie, une mine d'Amos pourrait se positionner sur le marché mondial du nickel

22/01/2014 11:19 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT

Royal Nickel veut se positionner sur le marché mondial du nickel.

Après l'annonce par l'Indonésie, principale exportatrice du nickel, qu'elle interdira l'exportation de minerais bruts, la minière espère combler une partie de la demande mondiale avec son projet Dumont, à Launay et Trécesson.

La décision des autorités indonésiennes d'interdire les exportations de minerais bruts, surtout le nickel et le bauxite, fait souffler un vent d'optimisme dans l'esprit des dirigeants de Royal Nickel. En conférence téléphonique avec des investisseurs et des analystes du marché, ils n'ont pas manqué de le souligner.

Pierre-Philippe Dupont, directeur du développement durable à Royal Nickel, explique en quoi le retrait de l'Indonésie du marché du nickel est avantageux pour l'industrie de chez nous.

« En ce moment, le projet Dumont, c'est un des seuls qui est très avancé dans son développement, qui devrait rentrer en production en 2016 et qui devrait combler ce manque à gagner là », explique le directeur du développement durable à Royal Nickel, Pierre-Philippe Dupont. Il détaille ici son analyse de la situation.

L'Indonésie représente environ 30 % du marché mondial du nickel. Elle veut faire face à ses besoins internes. Son principal client, la Chine, devra alors rechercher d'autres partenaires.

L'associée responsable du secteur minier à la firme Price Water House Coopers, Nochane Rousseau voit aussi d'autres joueurs sur le marché. « On pense bien entendu aux Philipines, confirme-t-elle, on pense aussi à la Nouvelle-Calédonie, où il y a d'autres projets de nickel. Par contre, les exportations doivent se faire à leurs partenaires qu'on retrouve au Japon et en Corée. »

L'analyste minier à la Banque Laurentienne Éric Lemieux pense que l'attrait minier du Québec est une condition gagnante. « Au Québec on a des entrepreneurs et des intervenants de classe mondiale », estime-t-il.

Royal Nickel mise surtout sur sa capacité de production de 52 000 tonnes de minerais par jour pendant les 5 premières années. Mais M. Dupont est réaliste: « Ça prendrait plusieurs projets Dumont pour combler ce manque à gagner là », dit-il.

Il y a une semaine, Royal Nickel a licencié 40 % de ses employés, dont 12 à son bureau d'Amos.

PLUS:rcvideo