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En Equateur, Correa appelle à une gouvernance mondiale de l'internet

22/01/2014 01:12 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT

Le président d'Equateur, Rafael Correa, une des figures de la gauche en Amérique latine, a prôné mercredi une gouvernance mondiale pour l'internet, afin de lutter contre l'espionnage mais aussi contrôler les abus des internautes.

"Nous avons besoin d'une gouvernance de l'internet, non seulement pour protéger la confidentialité des communications mais aussi pour y contrôler les excès", a déclaré M. Correa, lors d'une rencontre avec les correspondants de la presse étrangère à Quito.

L'Equateur a déjà affiché un soutien appuyé à l'ex-consultant de l'Agence américaine de sécurité (NSA) Edward Snowden, après avoir accordé l'asile politique au fondateur du site WikiLeaks Julian Assange, réfugié depuis juin 2012 dans son ambassade à Londres.

Le président Correa a, par ailleurs, réaffirmer à ce dernier qu'il pourrait y "rester le temps qu'il voudra", tout en reprochant à la Grande-Bretagne de ne pas lui délivrer de sauf-conduit.

Le cybermilitant australien, recherché par la Suède pour une agression sexuelle qu'il nie, redoute d'être à terme extradé aux États-Unis et d'y encourir la peine de mort en raison de la publication par WikiLeaks de documents secrets américains, une crainte partagée par Quito.

Sur le plan intérieur, M. Correa est en conflit ouvert avec les médias privés, accusés de chercher à déstabiliser son gouvernement, et il a déjà poursuivi plusieurs journalistes pour injure à son endroit.

Critiqué par l'opposition pour avoir promulgué une loi instaurant un organisme de régulation des médias, dénoncé par ses détracteurs comme une censure déguisée, le chef de l'Etat a finalement exclu les réseaux sociaux du champ de contrôle de la presse, mais il a de nouveau dénoncé les abus commis sur internet.

L'internet peut-être un refuge pour les "lâches", a-t-il lancé devant la presse, en donnant son propre exemple à propos d'un site le présentant comme un "pédophile" avec une photo de son propre fils.

"On ne peut pas accepter ces lâchetés, ces excès sur internet. Il faut trouver le juste milieu entre les droits de l'homme et la liberté d'expression sur internet", a insisté M. Correa.

En contentieux avec le pétrolier américain Chevron, qui refuse de payer une amende pour pollution, le président équatorien a également affirmé dans le passé que ses courriels personnels concernant cette affaire avaient été interceptés par l'opposition et servi à la défense juridique de la compagnie.

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