POLITIQUE

Audiences sur la charte : la commission entend un ex-élu d'Hérouxville

22/01/2014 11:29 EST | Actualisé 24/03/2014 05:12 EDT
PC

EN DIRECT - Les audiences de la commission parlementaire sur la charte de la laïcité se poursuivent à l'Assemblée nationale, à Québec. L'Association humaniste du Québec est train de présenter son mémoire. Elle sera suivi de la sexologue Jocelyne Robert puis de trois citoyens de la Mauricie, dont un ex-élu d'Hérouxville, André Drouin.

Mercredi avant-midi, un regroupement de syndicalistes proches du Parti québécois s'est livré à une attaque en règle contre le député de Québec solidaire Amir Khadir, en l'accusant d'avoir cautionné la ségrégation homme-femme lors d'une assemblée musulmane. 

Devant la commission parlementaire qui étudie le projet de loi sur la laïcité, des représentants des Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre (SPQ-Libre) ont déposé une photo de M. Khadir alors qu'il participait à un rassemblement d'une association musulmane où les hommes et les femmes étaient assis séparément.

En présentant son mémoire, le SPQ-Libre a affirmé qu'il était en faveur du projet de loi 60 sur la laïcité, considérant ses dispositions comme un point de départ pour affirmer la laïcité de l'État.

L'auteur du code de vie d'Hérouxville devant la commission

Les commissaires entendront à 17 h trois citoyens de la Mauricie qui appuient le projet de charte. Il s'agit de trois militants pour la laïcité qui sont désormais bien connus, notamment l'ex-conseiller municipal d'Hérouxville André Drouin, qui avait rédigé le controversé « code de vie ».

Il cosigne le mémoire avec Louise Hubert, qui avait milité pour empêcher le maire de Trois-Rivières de réciter la prière au conseil municipal. Le professeur en sciences de l'éducation à l'UQTR Ghyslain Parent endosse aussi le mémoire.

Le mémoire des trois citoyens portera surtout sur la neutralité de l'État dans l'éducation, plus particulièrement dans les écoles et les garderies. Il fera notamment valoir que le Québec a choisi de bannir l'enseignement religieux et que, selon ses signataires, il faut aller jusqu'au bout.

« Parce que les enseignants sont des figures d'autorité, qui peuvent influencer des personnes jeunes et très influençables, il est important qu'il y ait une véritable neutralité », soutient Ghyslain Parent. « On ne peut porter de signes ou de costumes religieux. »

Le maire de Louiseville « ébranlé »

Le débat qui entoure le projet de charte fait fortement réagir le maire de Louiseville, Yvon Deshaies. Ce dernier se dit ébranlé par toute cette question, par les consultations que l'on mène actuellement au sujet de la charte de la laïcité.

Yvon Deshaies porte une croix en pendentif. Il récite aussi la prière avant les séances du conseil municipal de Louiseville. Un crucifix se trouve d'ailleurs dans la salle du conseil.

Il a des convictions religieuses fortes et se dit très touchés par le débat sur la charte de la laïcité. « Moi, ça me bouleverse. Ce sont nos racines! J'aurais à dire à monsieur, madame qui sont présents : je me souviens. Je me souviens c'est quoi le Québec. »

Le maire Deshaies a d'ailleurs envoyé de l'argent, à titre personnel, au maire de Saguenay Jean Tremblay pour qu'il poursuive sa croisade pour pouvoir réciter la prière à l'hôtel de ville.

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